Youtubeurs stars, influenceurs... L’armée de terre investit les réseaux sociaux pour séduire de nouvelles recrues

Le Youtubeur star TiboInShape, dans une vidéo de promotion de l\'armée de terre.
Le Youtubeur star TiboInShape, dans une vidéo de promotion de l'armée de terre. (Capture écran Youtube / Tibo InShape)

L'armée de terre recrute 15 000 personnes par an. Pour les trouver, les anciennes méthodes ne suffisent plus.

Des films, des livres, des jeux vidéo, des tables rondes, des conférences : le salon Fabrique Défense, organisé par le ministère des Armées et des industriels, se tient de vendredi 17 janvier à la fin du week-end, à la Villette, à Paris pour, notamment, rencontrer de nouvelles recrues.

L’armée de terre est en effet le plus gros recruteur français et propose 15 000 postes par an. Et sachant que seul un candidat sur dix sera finalement intégré, le calcul est simple : l’institution a besoin "d'accrocher" 150 000 jeunes par an pour arriver à ces 15 000 postes.

Sept millions et demi de vues pour "TiboInShape part à l'armée"

Comment faire ? Il y a bien la télévision, le cinéma, l'affichage urbain, mais ce sont des "trucs de vieux", qui coûtent cher. Alors l'armée de terre, sur tous les réseaux sociaux, déploie ses bannières et passe par des youtubeurs stars, comme TiboInShape : sa vidéo "TiboInShape part à l'armée" compte sept millions et demi de vues. Soit un rapport coût-efficacité imparable.

L’armée fait aussi appel à des influenceurs de niche. "Nous avons certains métiers en tension, notamment en système d’information et de communication, d’informatique, de technologies très poussées que l’on doit aller chercher", explique le lieutenant-colonel Nicolas Fouilloux, du bureau recrutement.

Les jeunes ont un choix très vaste qui s’offre à eux, dans de nombreux domaines, que ce soit dans le civil ou en uniforme…Lieutenant-colonel Fouillouxà franceinfo

Ce sont sur ces métiers en tension que l'armée de terre peine à recruter, devant la concurrence d’employeurs privés qui paient sensiblement plus cher. Et demandent rarement de faire des pompes…

Armée : le recrutement se modernise - Reportage de Franck Cognard
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