VIDEO. Du patron au clandestin, vingt personnes tentent chaque jour leur chance pour intégrer la Légion étrangère

Pour entrer dans la Légion étrangère, c'est un parcours du combattant. Les candidats sont soumis à des tests sanitaires, psychotechniques et physiques avant une sélection de plusieurs mois. Bien peu porteront un jour le képi blanc de ce corps d’élite de l'armée de Terre… Extrait du magazine "13h15 le samedi".

"Dans l’armée, on écoute nos supérieurs et on les respecte. Après, ta vie quotidienne, ça va aller tout seul. C’est comme à la maison où on t’apprend tout, à manger, à marcher… La Légion étrangère, c’est comme ça. Tu as compris ? Bienvenue chez nous !". Ce jour-là, un légionnaire conduit vers le fort de Nogent de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) un jeune homme dont l’objectif est de porter le képi blanc du légionnaire.

Chaque année, plus d’un millier de nouveaux soldats rejoignent les rangs de ce corps mythique, une institution unique au monde. Cette force combattante de l’armée de Terre compte près de 9 000 hommes venus du monde entier, soit 150 nationalités différentes. Les légionnaires servent sous contrat, à titre étranger, et sont commandés par des officiers français.Tous les hommes de 17 à 40 ans peuvent se porter candidat.

Une sélection drastique de deux mois

Vingt personnes en moyenne se présentent chaque jour pour devenir un soldat d’élite au service de la France, dans ce corps qui représente 11% de la Force opérationnelle terrestre (FOT). Tous les profils tentent leur chance : du chef d’entreprise au clandestin. Et contrairement à une idée reçue, la Légion ne recrute ni les auteurs de crime de sang, ni les dealers. Tous sont d’abord soumis à une première batterie de tests médicaux.

Il y a aussi une série de tests psychotechniques: "Ce n’est pas le niveau d’études qui compte. C’est d’avoir un minimum de logique dans la tête. On a fait le test avec un enfant de 10 ans, et il est arrivé à faire 12 sur 12", explique un gradé à un candidat qui est ensuite soumis à des épreuves physiques. Une gare de triage où seul un homme sur huit deviendra légionnaire au terme d’une sélection drastique de deux mois.

Extrait du magazine "13h15 le samedi" (replay).

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