Soupçons d'espionnage : "Je ne l'imagine pas trahir son pays", dit le frère de l'un des ex-agents mis en examen

Devant le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure, à Paris, le 4 juin 2015.
Devant le siège de la Direction générale de la sécurité extérieure, à Paris, le 4 juin 2015. (MARTIN BUREAU / AFP)

"C’est un grand patriote", assure-t-il auprès du "Parisien", vendredi.

Deux anciens agents français sont mis en examen et soupçonnés d'avoir trahi la France. Des "agissements d'une extrême gravité", selon Emmanuel Macron. Des agissements auxquels ne croient pas le frère de l'un des deux mis en cause. "Je n’imagine pas mon frère trahir son pays ! C’est un grand patriote qui aime par-dessus tout l’histoire de son pays. Il a de véritables valeurs comme on dit", a déclaré au Parisien, vendredi 25 mai, le frère de P-M. H.

"Un homme rigoureux, de droite"

"Je suis très surpris de ces accusations. C’est un homme rigoureux, de droite, un chrétien affirmé. Je reste certain que la montagne va accoucher d’une souris", ajoute cet homme, qui est un officier supérieur en retraite.

Selon l'article 411-4 du Code pénal, "entretenir des intelligences avec une puissance étrangère (...) en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d'amende". Et selon l'article 411-5 du Code pénal, s'il s'agit d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère "lorsqu'il est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation", la peine encourue est alors de de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende.