Près de 900 désertions recensées en 2017 dans l'armée de Terre

Une patrouille du dispositif Sentinelle à Nancy (Meuthe-et-Moselle), le 31 décembre 2017.
Une patrouille du dispositif Sentinelle à Nancy (Meuthe-et-Moselle), le 31 décembre 2017. (MAXPPP)

Ce taux reste stable par rapport à 2016, selon le porte-parole de l'armée. Dans son enquête, "Le Monde" avance lui une remontée des cas depuis le début de la vague d’attentats et la mise en place de l’opération Sentinelle.

Des cas souvent passés sous silence. L'armée de Terre a lancé l'an dernier plus de 1 500 procédures pour désertion, aboutissant à près de 900 cas avérés, a déclaré, mardi 17 avril,  son porte-parole, le colonel Benoît Brulon. Cette déclaration intervient après une longue enquête du Monde publiée mardi. Le quotidien affirme que 1 544 cas de désertion ont été enregistrés en 2017 après 1 213 en 2016, citant des données recueillies auprès de la Direction des affaires pénales militaires (DPAM).

"Une mauvaise perception des rigueurs du métier militaire"

Ces chiffres prennent en compte l'ensemble des procédures ouvertes, précise le colonel Brulon. Or, "à partir de six jours d'absence, le soldat est dénoncé comme déserteur, mais en réalité une partie des dossiers sont clos entretemps", soit en cas de retour spontané soit en cas de régularisation administrative (production d'un certificat médical,...), souligne-t-il.

Ainsi, d'après lui, l'armée de Terre a enregistré 893 cas avérés de désertions en 2017 après 889 en 2016. "Ce taux, qui reste stable au fil du temps, s'explique la plupart du temps par une mauvaise perception des rigueurs du métier militaire", commente le colonel Brulon. Dans son enquête, le quotidien avance lui une remontée des cas depuis le début de la vague d’attentats et la mise en place de l’opération Sentinelle.

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