Police : la "clé d'étranglement" reste autorisée dans l'attente d'une technique d'interpellation alternative

Des policiers interviennent lors des manifestations en faveur du mouvement \"Black Lives Matter\" à Nantes (Loire-Atlantique), le 13 juin 2020. 
Des policiers interviennent lors des manifestations en faveur du mouvement "Black Lives Matter" à Nantes (Loire-Atlantique), le 13 juin 2020.  (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Les policiers pourront recourir à cette méthode "dans la mesure où les circonstances l'exigent", écrit la direction générale de la police nationale (DGPN) qui précise qu'elle "sera remplacée au fur et à mesure de la formation individuelle dispensée, sur la base des résultats" d'un "groupe de travail".

La suppression de cette technique d'interpellation controversée n'aura pas lieu tout de suite. Dans une note interne de la direction générale de la police nationale (DGPN), envoyée lundi 15 juin et que Francetv a consultée, Frédéric Veaux, le directeur général de la police nationale, explique que la technique dite de l'étranglement"ne sera dorénavant plus enseignée dans les écoles de police" mais qu'elle pourra continuer à être pratiquée "avec mesure et discernement".

Les policiers pourront recourir à cette méthode "dans la mesure où les circonstances l'exigent", écrit la DGPN qui précise qu'elle "sera remplacée au fur et à mesure de la formation individuelle dispensée, sur la base des résultats" d'un "groupe de travail".

Ce "groupe de travail" mentionné dans le courrier, a débuté mercredi et rendra ses conclusions au plus tard le 1er septembre. "Il sera chargé de définir une technique de substitution" à cette méthode d'interpellation contestée, soupçonnée d'être à l'origine de plusieurs décès en France, dont celui de Cédric Chouviat en janvier dernier, à la suite de son interpellation.

 

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