Lille : des soldats d’une patrouille Sentinelle ouvrent le feu à 3 reprises sur un véhicule, la piste terroriste écartée à ce stade

Une patrouille Sentinelle à Lille, le 2 septembre 2017.
Une patrouille Sentinelle à Lille, le 2 septembre 2017. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Queue de poisson, tentative de renverser les soldats, passage en force des barrages et fuite à contresens, pneus crevés, sur l'autoroute... Un conducteur a malmené les militaires de l'opération Sentinelle à Lille. Il est toujours recherché.

Les soldats d’une patrouille Sentinelle ont ouvert le feu, sur un véhicule qui circulait dans le quartier des gares à Lille (Nord) dans la nuit de samedi 25 août à dimanche 26 août, vers 21h15, ont appris franceinfo auprès du ministère de l’Intérieur dimanche matin et France Bleu Nord, confirmant une information d’Europe 1.

Le chauffard a tenté d'écraser les soldats

Selon les premiers éléments recueillis par France Bleu Nord, le conducteur de la Renault Mégane a fait une manœuvre jugée menaçante par les soldats alors qu’il roulait sur le boulevard périphérique de Lille, en direction de La Madeleine, commune proche de Lille. Il a fait une queue de poisson aux militaires, avant de tenter de les percuter. Un peu plus loin, la voiture s’est arrêtée à un feu rouge, deux militaires sont descendus pour arrêter le conducteur, qui a fait rugir son moteur. Au moment du passage au feu vert, il a foncé et tenté d'écraser les soldats à plusieurs reprises. "Le conducteur n’a pas obtempéré" et les soldats "après sommations verbales" ont fait feu "quand ils se sont sentis en danger", a précisé la communication de l’état-major. C’est à ce moment-là, que les militaires ont ouvert le feu "à quatre reprises".

Le conducteur a fui sur l'autoroute malgré des pneus crevés et est toujours recherché

Le véhicule a ensuite pris la fuite vers le centre de Lille. Il a forcé les barrages mis en place par la police et malgré les pneus crevés, il s’est engagé à contre-sens sur l’autoroute. La BAC Nord, qui avait pris en chasse la voiture, a renoncé à le poursuivre pour ne pas créer d’accident. Le conducteur, dont le signalement a été transmis, est toujours recherché.

C’est la sécurité publique départementale qui est saisie de l’affaire. A ce stade de l'enquête, la piste terroriste est écartée. L’incident n’a fait aucun blessé parmi les militaires.

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