Libye : Florence Parly appelle "les puissances étrangères" à arrêter "de rendre cette situation encore plus compliquée"

Florence Parly, alors ministre des Armées, le 13 novembre 2019 à Paris.
Florence Parly, alors ministre des Armées, le 13 novembre 2019 à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le rôle de la Turquie en Libye inquiète les autorités françaises, alors qu'un navire militaire français chargé de vérifier le respect de l'embargo des armes a été récemment pris à partie par l'armée turque.

La ministre des Armées Florence Parly a appelé mardi 14 juillet sur franceinfo "les puissances étrangères" à arrêter "de rendre la situation encore plus compliquée" en Libye. Pour elle, la solution avec la Turquie, membre de l'OTAN, "passe par le dialogue". Un navire militaire français chargé de vérifier le respect de l'embargo des armes en Libye a été récemment pris à partie par l'armée turque.

Lors d'une réunion avec les membres de l'Alliance atlantique, "nous avons dit très clairement que nous ne pouvions pas tolérer qu'un navire français qui a été mobilisé par l'OTAN pour une opération de vérification du respect de l'embargo des armes en Libye puisse être pris à partie par un navire militaire turc sans que l'OTAN ne réagisse", a-t-elle indiqué.

"C'est extrêmement inquiétant"

La France demande un geste de la part de la Turquie : "Nous avons fait des propositions à l'OTAN pour pouvoir rétablir les conditions d'un dialogue fructueux au sein de l'Alliance, mais nous demandons aussi à la Turquie de reconnaître que le l'embargo sur les armes doit être respecté", a-t-elle expliqué.

Le rôle de la Turquie en Libye inquiète aussi les autorités françaises. Plusieurs milliers de mercenaires turcs se trouvent actuellement sur le sol libyen : "C'est extrêmement inquiétant. Aujourd'hui, des puissances étrangères s'invitent en Libye. Ceci complique encore la résolution du problème et en effet, il n'y aura pas de solution militaire. Donc, il est urgent maintenant que les différentes parties prenantes acceptent l'idée que la victoire ne sera pas militaire mais politique et que les puissances étrangères arrêtent de rendre cette situation encore plus compliquée", a-t-elle déclaré.

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