Le navire français Tonnerre en route pour Beyrouth : "le symbole du bateau dans le port est très, très fort", estime le général Dominique Trinquant

Le porte-hélicoptère français Tonnerre quitte le port de Marseille, le 9 août 2020, en direction de Beyrouth.
Le porte-hélicoptère français Tonnerre quitte le port de Marseille, le 9 août 2020, en direction de Beyrouth. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Le porte-hélicoptère est un "couteau suisse", explique l'expert militaire, pouvant servir à la fois d'hôpital, transporter du matériel, du personnel et des matériaux de construction.

La ministre française des Armées est arrivée à Beyrouth jeudi 13 août, dans la matinée, tandis que le navire français Tonnerre se dirigeait également vers le Liban. Le général Dominique Trinquant, expert militaire, a expliqué à franceinfo jeudi soir que "le symbole du bateau dans le port est très, très fort".

"Le porte-hélicoptère avait déjà été utilisé au moment du Covid. On l'appelle porte-hélicoptère mais en fait c'est un couteau suisse. Là, il va à la fois pouvoir servir d'hôpital mais également transporter beaucoup de matériel et de personnel, et aussi des équipements pour la reconstruction, en particulier du verre, du ciment et de l'alimentation", indique le général Trinquant.

Le Tonnerre déjà déployé au Liban en 2006

L'avantage du porte-hélicoptère, explique l'expert militaire, est son adaptabilité : "soit il ira à quai si les quais le permettent, soit il restera à l'ancre et il a des bateaux dans son radier qui lui permettent de faire la navette entre le bateau et les quais". L'enjeu à Beyrouth, précise l'ancien chef de la mission militaire Française auprès de l'ONU, "c'est de permettre d'acheminer l'aide au port, ce n'est pas de reconstruire le port. Il y a un autre bateau qui va arriver et puis ensuite il pourra faire des navettes bien sûr avec Toulon s'il y a d'autres matériels à acheminer."

"C'est un geste très fort, mais il a déjà eu lieu ce geste, il y a quelques années, rappelle le général Dominique Trinquant. Lors de la crise de 2006, la France avait déployé ses bateaux également pour rapatrier un certain nombre de gens au moment de la crise au Liban." Des véhicules de pompier sont notamment acheminés par le navire Tonnerre comme "don" pour remplacer les véhicules détruits. Un geste nécessaire pour le général Trinquant : "J'ai eu l'honneur moi-même de composer un bataillon au Liban et je connais l'attachement des Libanais pour la France, mais il ne faudrait pas que ce soient uniquement des mots, il faut que ce soient des actions."

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