L'opération Serval au Mali est "un succès", mais Barkhane, c'est "Mission impossible"

Soldat et véhicule de l\'opération Barkhane, dans un camp à Gao.
Soldat et véhicule de l'opération Barkhane, dans un camp à Gao. (LAUNETTE FLORIAN / MAXPPP)

François Hollande a rendu visite aux troupes françaises et maliennes, lors de sa venue au Mali. Le chef de l'Etat français doit participer à un sommet franco-africain. Antoine Glaser, spécialiste de l'Afrique, a déclaré sur franceinfo que seule la France s'était réellement investie au Mali durant le dernier quinquennat. 

François Hollande est de passage au Mali pour assister au sommet France-Afrique, qui se tient à Bamako, la capitale du pays. Arrivé vendredi 13 janvier, il commencé par rendre visite aux troupes françaises et maliennes sur la base de Gao. Puis, il s'est rendu à Bamako pour participer au sommet.

Au cours du quinquennat de François Hollande, la France a beaucoup œuvré pour l'Afrique. Deux opérations d'envergure ont été engagées au Mali, ainsi qu'en République centrafricaine. Antoine Glaser, journaliste, écrivain, spécialiste de l'Afrique, a déclaré sur franceinfo que l'opération Serval au Mali est "un succès", mais que Barkhane, "c'est Mission impossible".

La France n'a pas réussi à intéresser l'Europe

"L'opération Serval a empêché les jihadistes de descendre sur Bamako, ou au moins de créer un califat au Nord" explique-t-il. En revanche, il se montre plus sévère avec l'opération Barkhane. "Elle occupe 4 000 soldats français sur trois millions de km2. Ils doivent épaulés des armées africaines qui ne sont pas du tout formées. On ne crée pas des armées africaines en deux, trois ans. C'est extrêmement long", selon Antoine Glaser.

Il pense que la France n'a pas réussi à intéresser, ni à mobiliser ses partenaires européens. Paris est donc isolé en Afrique. Antoine Glaser poursuit : "Chacun a son organisation de formation et on voit bien que cela ne va pas de faire du jour au lendemain."

A propos du communiqué du ministère de la Défense, publié samedi, dans lequel il reconnaît qu'un mineur avait été tué au Mali, le 30 novembre, par les forces françaises, Antoine Glaser déclare que "les militaires français sont toujours extrêmement inquiets de se retrouver face à des enfants en train de combattre. C'est arrivé à plusieurs reprises, en particulier dans le nord du Mali."

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