Des Rafale et des pilotes de l'armée française s'entraînent sur un porte-avions américain

Un avion Rafale décolle du porte-avions Charles de Gaulle en mer Méditerranée, en octobre 2016.
Un avion Rafale décolle du porte-avions Charles de Gaulle en mer Méditerranée, en octobre 2016. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Le porte-avions Charles de Gaulle étant en rénovation jusqu'en fin d'année, trente pilotes français participent à un entraînement franco-américain sur un porte-avion américain.

Trente pilotes français et douze avions Rafale siglés "French Navy"  entameront mardi 8 mai toute une série d'exercices de décollages et d'appontages sur le porte-avions américain George H.W. Bush. 

Cet entraînement franco-américain, d'une ampleur inédite, va permettre aux pilotes français et à leurs machines de préparer leur retour sur le porte-avions Charles de Gaulle, qui reprendra du service à la fin de l'année après une rénovation complète.

Réussir 10 décollages et appontages pour se qualifier

Arrivés en avril sur la base navale d'Oceana, à 300 kilomètres au sud de Washington, et accompagnés de 300 techniciens et mécaniciens, ces pilotes aborderont mardi la phase la plus délicate de l'entrainement : décollages et appontages, de jour comme de nuit, sur le USS Bush. Il en faut 10 pour être qualifié et retrouver à la fin de l'année le pont du Charles de Gaulle. "Il s'agit d'assurer un entraînement au meilleur niveau de mes pilotes et techniciens pour être au rendez-vous de la reprise d'activité" du Charles de Gaulle, explique le contre-amiral Guillaume Goutay, qui commande l'aéronautique navale française.

Les Américains font appareiller ce porte-avion avec toute son escorte pour nousLe contre-amiral Goutay de l'aéronavaleà franceinfo

"Il 'agit aussi de rester au top niveau avec les Américains", poursuit le contre-amiral. "Toutes les opérations que nous menons se font en coalition, un avion français peut larguer de l'armement sur guidage d'un drone américain, nous pouvons travailler ensemble dans l'espace aérien au-dessus de la Syrie ou de l'Irak, les états-majors travaillent main dans la main", explique-t-il.

C'est une coopération, ce qu'on appelle interopérabilité, qui atteint un niveau exceptionnel.Le contre-amiral Goutay de l'aéronavaleà franceinfo

Les Américains ne mettent pas à disposition leur matériel, ils vont "jouer" avec les Français pendant cet exercice qui s'achèvera fin mai. Et les pilotes ne sont pas les seuls à passer et valider leurs qualifications : les techniciens et personnels de pont d'envol également.

Le reportage de Franck Cognard
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