Des militants de Greenpeace parviennent à grimper sur le dôme de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine

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D'autres intrusion auraient été tentées à Chinon, au Blayais et à Cadarache. Et Greenpeace dit avoir des militants "dans d'autres installations". Objectif de l'organisation : démontrer que "le nucléaire sûr n'existe pas". EDF minimise l'incident, affirmant que les intrus ont été "immédiatement détectés".

Huit militants de Greenpeace se sont introduits dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine dans l'Aube, tôt ce matin vers 6h, d'abord dans la première enceinte, puis ils seraient montés sur le dôme de l'un des réacteurs nucléaires, selon Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires chez Greenpeace France. Lire ici le communiqué de presse revendiquant leur action. 

Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, invité de France Info ce matin, est resté prudent, mais estime que si l'incident était avéré, c'est qu'il y aurait eu "dysfonctionnements et qu'il faudra prendre des dispositions pour que ça ne se reproduise pas ". Pourtant, EDF explique que l'intrusion a été "immédiatement détectée ", que "leur cheminement a été suivi en permanence " et que l'opération in fine n'a eu aucune conséquence sur la sécurité des installations.

Les activistes ont néanmoins eu le temps de monter sur le toit, et de déployer une bannière "le nucléaire sûr n'existe pas ", avant d'être interpellés dans le calme par les gendarmes. Tandis que d'autres ont déployé à leur tour des banderoles similaires devant les centrales de Chinon en Indre-et-Loire et du Blayais en Gironde. Enfin, des échelles auraient été retrouvées aux abords du centre de recherches nucléaires de Cadarache. Mais sur ces trois sites, les tentatives d'intrusion auraient échoué, selon la gendarmerie. Pourtant Greenpeace affirme avoir des militants "dans d'autres installations ".

"Cette action montre à quel point les centrales nucléaires françaises sont vulnérables "

Objectif de Greenpeace : montrer "à quel point les centrales nucléaires françaises sont vulnérables " et combien les audits sur la sûreté nucléaire lancés par le gouvernement ne sont en réalité qu'une "vaste opération de communication qui ne prend en compte que les risques déjà identifiés dans le passé et ne tire pas les leçons de Fukushima".

Sur BFMTV-RMC , Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a estimé que l'action de Nogent était "irresponsable de la part de Greenpeace".