Budget des armées : le président LREM de la commission de la Défense "regrette" le montant des économies réclamées

Le député Jean-Jacques Bridey, le 18 novembre 2015, à l\'Assemblée nationale.
Le député Jean-Jacques Bridey, le 18 novembre 2015, à l'Assemblée nationale. (MAXPPP)

La colère monte dans la majorité après l'annonce des 850 millions d'euros d'économies exigées du ministère des Armées en 2017.

Les économies imposées aux armées commencent à faire des remous dans la majorité présidentielle. Jean-Jacques Bridey, président (La République en marche) de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale et conseiller défense d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, "regrette" le "choix" d'imposer 850 millions d'euros d'économies au ministère des Armées en 2017.

"C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire quatre et quelques milliards d'économies mais que, dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédits pour la capitalisation d'Areva", a déclaré Jean-Jacques Bridey sur RFI. "Je trouve un peu délicat de donner cette explication, et je comprends que les armées se [le] disent, alors que nos hommes risquent leur vie tous les jours sur les théâtres d'opération", a-t-il détaillé. 

Cette déclaration intervient après le sévère recadrage du chef d'état-major Pierre de Villiers par Emmanuel MacronLe général avait vivement critiqué, mercredi devant des députés, le train d'économies imposé à la défense, jugeant la trajectoire budgétaire "non tenable". Jeudi soir, au ministère des Armées, Emmanuel Macron a sévèrement recadré Pierre de Villiers, qu'il vient pourtant de reconduire pour un an, considérant "qu'il n'est pas digne d'étaler certains débats sur la place publique".