Viticulture : comment compenser les pertes ?

France 2

Plusieurs régions viticoles tentent de faire le bilan de cette séquence orageuse, comme à Cognac (Charente), avec près de 10 000 hectares touchés, ou dans le Bordelais.

Avec la grêle, ce vigneron des Côtes-de-Blaye dans le Bordelais a perdu en quelques minutes presque toute sa récolte à venir après un orage. "On sera certainement sur une chute de 80 % à 90 % de perte de récolte", rapporte-t-il. Pour lui, c'est la catastrophe : après le gel de l'an passé, il n'imaginait pas revivre le même calvaire, alors il a préféré faire une économie. Il n'a pas assuré ses vignes. Résultat : "Pas de rentrée d'argent, perte de clientèle par manque de rentrée de produit, résume Jean-Pierre Peauvif. L'avenir est quand même sérieusement handicapé."

20 000 euros l'année pour 68 hectares

Car assurer ses vignes, ça coûte cher. Dans le Cognac, pas d'impasse sur l'assurance pour ce vigneron également touché deux ans de suite par ces intempéries ; il s'assure désormais contre la grêle et le gel. Coût pour ses 68 hectares : 20 000 € l'année. Aujourd'hui, 50 % du vignoble, soit 400 000 hectares sont couverts par une assurance intempéries, grêle, tempête, sécheresse, ou gel. Autre forme d'assurance, en nature : les réserves. Les vignerons champenois les pratiquent depuis près d'un siècle : ils mettent du vin de côté.

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