Virus aviaire : plus de 9 000 canards abattus par précaution dans le Gers

Des canards dans une exploitation de Dordogne, en décembre 2017.
Des canards dans une exploitation de Dordogne, en décembre 2017. (REMY GABALDA / AFP)

Cet abattage a été réalisé dans deux communes, en raison de la présence d'un virus d'influenza aviaire faiblement pathogène.

Au nom du principe de précaution, 9 400 canards supplémentaires ont été abattus dans deux exploitations du Gers, après 10 000 début février. Cette décision a été prise en raison de la présence d'un virus d'influenza aviaire faiblement pathogène, précise la préfecture.

Quelque "7 400 canards ont été abattus sur une exploitation à Sauviac" et 2 000 autres à Viella, deux communes situées dans le sud du département déjà touché par ce type d'épidémie, a déclaré Lionel Candelon, fondateur des Canards en colère. A Sauviac, "seulement deux bâtiments ont été confirmés comme atteints par l'infection H5N3", selon Lionel Candelon, mais "pour ne pas prendre de risques, l'éleveur a demandé l'abattage des canards des quatre bâtiments".

Les entrées et sorties de volailles sont désormais interdites dans les deux communes, et ce dans un rayon de 1 km². "Tous les élevages de volailles y font l'objet de visites vétérinaires", précise encore la préfecture, qui évoque un "dépistage systématique du virus influenza aviaire" dans les élevages de palmipèdes. Ces zones réglementées seront levées "21 jours après la fin des opérations de nettoyage et de désinfection".

Une souche pathogène sans "caractère exceptionnel ou alarmant"

Selon la préfecture, la présente "souche faiblement pathogène d'influenza aviaire n'a pas de caractère exceptionnel ou alarmant (...). Elle n'a notamment aucun lien direct avec les souches hautement pathogènes H5N1 et H5N8, qui ont justifié en 2016 et 2017 des abattages massifs de volailles dans le sud-ouest de la France".

A Sauviac, l'éleveur et les Canards en colère contestent la fiabilité des analyses. Ils se demandent pourquoi seuls deux des bâtiments seraient affectés par le virus, car "l'éleveur a traité de manière identique ses quatre bâtiments". Selon Lionel Candelon, "soit les analyses sont passées à côté d'une contamination, soit au contraire elles se sont révélées positives là où le virus était absent et on a euthanasié des canards qui n'étaient peut-être pas malades".