Virus aviaire : plus de 10 000 canards abattus par précaution dans le Gers

Plus de 10 000 canards issus de deux exploitations du Gers ont été abattus au nom du principe de précaution, lundi 5 février.
Plus de 10 000 canards issus de deux exploitations du Gers ont été abattus au nom du principe de précaution, lundi 5 février. (GEORGES GOBET / AFP)

La souche H5N3 détectée est "faiblement pathogène", assure la préfecture. "Elle n'a aucien lien direct avec les souches hautement pathogènes H5N1 et H5N8 qui ont justifié en 2016 et 2017 des abattages massifs de volailles dans le Sud-Ouest."

Plus de 10 000 canards issus de deux exploitations du Gers ont été abattus au nom du principe de précaution en raison de la présence d'un virus d'influenza aviaire faiblement pathogène, a annoncé, lundi 5 février, la préfecture du département. "Un virus influenza aviaire faiblement pathogène H5N3 a été détecté lundi 29 janvier dans un élevage de canards du Gers", précise-t-elle dans un communiqué.

Au total, 2 800 des volatiles appartenaient à un élevage à Sainte-Dode et 8 000 autres à une exploitation de Sarraguzan, deux communes situées à la limite du Gers et des Haute-Pyrénées. "Une zone de restriction de mouvements de 3 km autour de ces élevages a en outre été mise en place", selon les autorités, et concerne six communes.

La propagation du virus de la grippe aviaire survient généralement via les oiseaux migrateurs qui partent en octobre et reviennent entre février et mars. Or, selon la préfecture, la présente "souche faiblement pathogène d'influenza aviaire n'a pas de caractère exceptionnel ou alarmant. Elle n'a notamment aucun lien direct avec les souches hautement pathogènes H5N1 et H5N8 qui ont justifié en 2016 et 2017 des abattages massifs de volailles dans le Sud-Ouest de la France", a-t-elle précisé.