VIDEO. Interdiction des néonicotinoïdes : le rétropédalage de Barbara Pompili

BRUT

En 2016, Barbara Pompili annonçait la fin de ces insecticides tueurs d'abeilles en 2020, "quoi qu'il arrive". Aujourd'hui ministre de la Transition écologique, elle rétropédale.

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"Quoiqu’il arrive, en 2020, c'était fini pour tous les néonicotinoïdes."

Voilà ce qu'affirmait Barbara Pompili en 2016. Quatre ans après avoir fait voter l'interdiction des néonicotinoïdes, Barbara Pompili amorce un rétropédalage. "On a pris une décision, une décision qui est très restrictive, c'est-à-dire qu'on ne parle que des betteraves, on ne parle d'une dérogation que si on a un hiver doux. Si l'hiver n'est pas doux, il n'y aura pas de néonicotinoïde sur les betteraves. On parle de limitation dans le temps, c'est-à-dire que ce sera pour une fois, ou renouvelable deux fois", a-t-elle déclaré ce 12 août 2020.

Le gouvernement veut autoriser ces insecticides en 2021, notamment pour lutter contre la jaunisse, un virus transmis par les pucerons, qui détruit actuellement les cultures de betteraves. La culture de la betterave représente 46 000 emplois, la France étant le premier producteur européen de sucre.

Un danger pour la biodiversité

Pollution des sols, pollution des eaux, menace pour les abeilles… Les néonicotinoïdes sont aussi un danger pour la biodiversité. "Ils auraient jamais dû être homologués du tout, dès le départ, dès les années 1990", estime François Veillerette, directeur de Générations futures. Quelques jours après les annonces du gouvernement, les producteurs de maïs ont aussi demandé des dérogations. L'interdiction des néonicotinoïdes avait été votée dans le cadre de la loi sur la biodiversité en 2016. Barbara Pompili était déjà au gouvernement.

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