VIDEO. Avec l'agroforesterie, les arbres et les haies reviennent dans les champs pour restaurer un écosystème vertueux

Anne-Catherine et Nicolas Petit ont planté 8 000 arbres en dix-huit ans sur leur ferme du Gers. Ces néo-ruraux, qui ont quitté Bruxelles et Paris pour refaire leur vie à la campagne, voulaient recréer de la biodiversité sur leur parcelle, un véritable désert végétal... Extrait du magazine "13h15 le samedi" du 19 octobre 2019.

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"L’agroforesterie désigne les pratiques, nouvelles ou historiques, associant arbres, cultures et/ou animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champ", selon l’Association française d’agroforesterie. Bonne nouvelle, les arbres et les haies reviennent dans les champs. Le mouvement est encore timide, mais devant l’urgence, quelques paysans s’y sont convertis. Comme Anne-Catherine et Nicolas Petit, dont la ferme dans le Gers est aujourd’hui devenue une référence dans le domaine.

Le couple a quitté la ville en 2001 pour s’installer sur une parcelle qui était un désert végétal : "C’est comme ça qu’on a trouvé notre ferme au départ, c’est-à-dire sans arbres, ni haies, avec un travail dans le sens de la pente, plus de végétation… explique ce néo-rural diplômé d’une école de commerce au magazine "13h15 le samedi" (replay). Nous, on voulait travailler en bio et être éleveurs, redonner de la vie et de la biodiversité. On a planté 8 000 arbres en dix-huit ans. Le résultat montre les signes d’une amélioration et d’un bien-être."

"L’arbre est un hébergeur de biodiversité et un fertilisateur"

Les arbres sont plantés en ligne dans les champs cultivés pour laisser passer les tracteurs et autres machines agricoles. Quand il prépare ses sols pour l’hiver, le paysan n’emploie pas de pesticides et ne laboure pas. Juste un grattage en surface pour couper les mauvaises herbes qui vont sécher au soleil d’automne et ensuite nourrir la terre. "L’arbre est un hébergeur de biodiversité. Au cœur de la parcelle, on va ainsi planter un support qui va permettre aux insectes et à une certaine faune de venir se nourrir, s’abriter et se reproduire", développe-t-il.

"Au lieu d’avoir l’arbre sur le bord du champ, on l’a au cœur de la parcelle car il est aussi un fertilisateur, poursuit Nicolas Petit. A l’automne, les feuilles tombent pour venir fertiliser les sols. Au niveau de leur perméabilité, le système racinaire va créer une porosité. La pluie va pénétrer dans  le sol. Dans les systèmes avec des tracteurs un peu lourds, les sols sont tassés et glissants. Donc, la matière organique de la partie supérieure, la plus riche et la plus importante, a tendance à être lessivée en hiver. Avec les arbres agroforestiers, les couverts végétaux, l’absence de produits intrants, je suis sûr que je soigne mon sol. J’en suis certain."

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