Salon de l'agriculture : une visite difficile pour François Hollande, hué par les éleveurs

FRANCE 3

Le président de la République a inauguré le Salon dans un contexte de crise agricole. Les agriculteurs l'ont pris à partie tout au long de sa visite.

Il s'attendait à un accueil froid. Une heure après son arrivée porte de Versailles à Paris pour l'inauguration du Salon de l'agriculture ce 27 février, François Hollande a reçu sa première salve de huées. La crise agricole sévit et les agriculteurs n'ont pas hésité à exprimer leur colère et leur désespoir. Sifflets, insultes, "démission"... Le président a été pris à partie durant les six heures de sa visite.

"Pourquoi vous nous laissez tomber comme ça ?", a demandé un éleveur. "On ne vous laisse pas tomber. Sinon, on ne serait pas là", a répondu le chef de l’État, dont les explications n'ont pas convaincu. "Il n'a qu'à soutenir ses agriculteurs", estime un exposant. A chacun de ses mouvements, le cortège officiel a déclenché l'exaspération.

Deux blessés et cinq interpellations

Conscient de la chute des cours de la viande et du lait, François Hollande a affirmé vouloir protéger l'élevage français. Il n'a pu se rendre au stand du ministère de l'Agriculture, saccagé par des manifestants.

Des échauffourées ont éclaté entre des adhérents de la FNSEA et les forces de l'ordre. Il y a eu deux blessés et cinq interpellations. L'annonce de la révision de la loi qui encadre les prix avec la grande distribution n'a pas permis au président de calmer les esprits.

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