Salon de l'agriculture : un "parcours bio" mis en place pour aider les visiteurs à mieux repérer les stands proposant du bio

Des produits alimentaires issus de l\'agriculture biologique en 2017.
Des produits alimentaires issus de l'agriculture biologique en 2017. (MAXPPP)

Cette année, le Salon de l'agriculture a installé un "parcours bio" pour permettre aux visiteurs de repérer plus facilement les stands proposant des produits bio, selon Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio, interrogé vendredi sur franceinfo.

Le Salon de l'agriculture ouvre ses portes samedi 24 février à la Porte de Versailles à Paris. Cette année, il y aura un "parcours bio" pour aider les visiteurs à mieux repérer les stands proposant des produits ou animations bio, a expliqué vendredi sur franceinfo Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio.

franceinfo : Le bio fait-il consensus au Salon de l'agriculture ?

Florent Guhl : Le bio est présent partout à la fois dans la partie animale, la partie végétale, le hall des régions [du Salon de l'agriculture]. On a du bio un peu partout, c'est pour cela que cette année on a décidé de lancer un "parcours bio" pour que les visiteurs qui visitent les différents stands où il y a du bio puissent s'y retrouver et chacun pourra le signaler sur les réseaux sociaux.

Est-ce qu'on arrive à évaluer la part du bio dans l'agriculture française aujourd'hui ?

Il y a différents critères, on utilise la surface cultivée qui représente en bio, presque 6,5% aujourd'hui. On peut parler du nombre de fermes, il y a 36 600 agriculteurs en bio, ce qui représente 8,5 % des fermes françaises et 12% de l'emploi agricole. C'est une agriculture qui commence à prendre sa place et qui est en progression très spectaculaire depuis quelques années.

Quelles sont les contraintes quand on produit en bio aujourd'hui, les agriculteurs sont-ils aidés suffisamment ?

On a des aides pour passer en bio, ce sont des aides à la conversion qui vont accompagner un agriculteur pendant cinq ans. Car il y a des coûts supplémentaires au moins pendant cette phase de transition notamment pour les élevages laitiers pour qui le passage en bio va entraîner une baisse de la production en lait, cet effet-là il faut pouvoir le compenser.

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