Salon de l'agriculture : Emmanuel Macron face à la colère paysanne

Durant près de 12 heures, Emmanuel Macron a foulé les allées du Salon de l'agriculture. Il a affronté les questions des agriculteurs, malgré un retour de Bruxelles sans accord.

Lors d'une visite présidentielle au Salon de l'agriculture, il y a des séquences immuables : dégustation de viande, de pain, de bière ou encore de vin. Surtout, des milliers de mains à serrer souvent pour évoquer les reproches. Sur les retraites, le président s'est montré ferme. "Je ne peux pas gérer l'avenir et le passé en même temps. Je ne vais pas vous mentir, on rattrape des choses qui n'ont pas été faites depuis des décennies", répond-il à la colère paysanne. Une déception pour les agriculteurs, dont les retraites sont inférieures à 1 000 euros et le resteront selon Emmanuel Macron.

"Tout le monde devrait toucher 1 000 euros"



Pour eux, il faut changer les choses. "Tout le monde devrait toucher 1 000 euros. Tout agriculteur, toute tranche d'âge, tout domaine", explique Jérôme Lepoivre, éleveur de porcs à Bayeux (Calvados). Samedi 22 février au salon, la pression des industriels a aussi été évoquée, et en particulier l'application bancale de la loi alimentation Egalim de 2018, censée permettre aux éleveurs de faire augmenter leurs prix. Emmanuel Macron a demandé à ce que les agriculteurs s'organisent mieux entre eux.

Un peu plus loin, l'ancien "gilet jaune", Éric Drouet, a rapidement été évacué, avant d'être placé quelques heures en garde à vue pour rébellion. Une autre "gilet jaune", contrôleuse de gestion, a, elle, dénoncé un "manque de démocratie" dans le pays face au chef de l'État.

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