VIDEO. Faute de trouver des saisonniers, un producteur de fraises embauche des travailleurs marocains

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Les saisonniers qui ramassent nos fruits et légumes d'été sont près de 200 000. Ils sont souvent mal payés, le travail est difficile et les patrons ont du mal à trouver de la main-d'oeuvre.

Qui sont ceux qui récoltent nos fruits et nos légumes d'été ? Avec le beau temps, les fraises envahissent les rayons de nos magasins. Cueillies en quelques semaines, elles viennent de toute la France. Mais les producteurs peinent à trouver de la main-d'oeuvre, en particulier dans des délais aussi courts.

De nombreuses personnes sans emploi

Thierry Lansmant, producteur de fraises, possède une exploitation, en Picardie, qui produit quinze variétés de fraises différentes, sur dix hectares. Pour obtenir de meilleurs fruits et satisfaire la grande distribution, ici on cultive les fraises en pleine terre. Sauf que cela contraint les ramasseurs à adopter des postures souvent éreintantes. Sur cette exploitation, la majorité des cueilleurs vient de la région. Ils sont souvent sans emploi le reste de l'année. Pour eux, ce travail est indispensable. En un mois, les cueilleurs ont la garantie de gagner au moins le SMIC, et s'ils ramassent plus de 1 110 kilos de fruit, chaque kilo leur est rémunéré 96 centimes en supplément.

Mais face à la pénurie de main d'œuvre, pour la première fois, Thierry Lansmant a été contraint de faire appel à 15 travailleurs marocains. "Il y a, des fois, de la nonchalance. Des gens qui ne sont pas motivés pour faire ce travail là, qui se disent que c'est dur et qui démissionnent", témoigne pour justifier leur embauche. Ces 15 travailleurs ne touchent que le SMIC, et n'ont le droit au bonus. Malgré cela, avec les quelque 1 150 euros par mois, ils touchent cinq fois plus qu'au Maroc.

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