Projet de loi pour le climat : "On attend de voir comment il sera écrit", prévient un représentant de la Convention citoyenne

Grégoire Fraty (à gauche) faisait partie de la délégation de la Convention Citoyenne pour le Climat reçue à Matignon le 20 juillet 2020.
Grégoire Fraty (à gauche) faisait partie de la délégation de la Convention Citoyenne pour le Climat reçue à Matignon le 20 juillet 2020. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Le Premier ministre Jean Castex a reçu lundi des représentants de la Convention citoyenne pour le Climat à l'Hôtel de Matignon.

#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

"On attend de voir comment il sera écrit, ce qui sera à l'intérieur, comment ce sera financé, quel sera le calendrier", réagit lundi 20 juillet sur franceinfo Grégoire Fraty, citoyen tiré au sort pour la Convention Citoyenne pour le Climat, co-président de l'association "Les 150", alors que la ministre de la Transition Ecologique a annoncé lundi un projet de loi à la fin de l'été. Un groupe d'une dizaine de représentants des 150 était reçu lundi par Barbara Pompili et le Premier ministre Jean Castex.

150 propositions soumises au gouvernement 

"On est venus en posant sur la table un paquet de 450 pages, de 150 propositions. Maintenant ce qu'on veut, c'est qu'elles soient passées dans la loi, dans les règlements, qu'elles soient appropriées par tous. Notre objectif, c'est de suivre et défendre ces mesures", déclare Grégoire Fraty, qui affirme également que "les ambitions annoncées sont plutôt les bonnes".

Le gouvernement a aussi annoncé des premières mesures "règlementaires" la semaine prochaine, à la suite de cette réunion. "Dès à présent, il n'y avait pas de décision à prendre. Nous, en tant que citoyens, nous ne sommes pas là pour décider, nous ne sommes pas là pour négocier autour de nos propositions. On est là simplement pour expliquer pourquoi elles sont importantes, comment on en est arrivés à ces conclusions-là, et comment on peut les mettre en oeuvre le plus rapidement possible. Ensuite, c'est au gouvernement de prendre en compte et en charge l'application", réagit Grégoire Fraty.

"On attend les actes"

"On attend les actes, le concret. On continue le suivi à différentes échelles avec le gouvernement. Nous avons rendez-vous le 29 juillet pour cette première phase de suivi avec les parlementaires, les partenaires sociaux, les collectivités territoriales. Ce suivi, on le fait également dans les territoires, au sein de différentes régions, avec les groupes politiques, on le fait aussi en bilatéral, en participant à des auditions à l'Assemblée nationale ou au Sénat. C'est un travail de longue haleine pour les 150 citoyens, mais auquel on se sent obligés pour faire passer l'ensemble de nos idées", a-t-il également commenté.

"C'était une position de dialogue, d'écoute, de travail, et ça c'est tout ce dont on avait besoin. On n'a pas besoin d'effet d'annonce, de grand discours qui nous emmène nulle part, on a besoin de savoir concrètement où on va, comment ce sera financé, quel calendrier. Et ça pour le coup, on a des réponses concrètes qui se dessinent, et c'est tout ce qu'on demandait", se réjouit le co-président de l'association "Les 150".

Il a aussi pris position concernant le discours de politique générale du Premier ministre, Jean Castex, qu'ils rencontraient pour la première fois : "Ce qui nous avait fait plaisir malgré tout, c'était d'entendre une dizaine, une quinzaine de nos propositions reprises dans son discours de politique générale. Il a parlé d'artificialisation des sols, de mobilité, de transformation des branches dans l'industrie. Ce sont des choses qui ont fait énormément écho à notre travail. Encore une fois, c'est une direction qu'il a annoncée, maintenant on veut voir comment on y va, comment on y arrive, et c'est tout l'objet du travail qu'on va faire ensemble".

Vous êtes à nouveau en ligne