Peste porcine africaine : "S'il faut l'armée, mettons l'armée" pour "éradiquer" les sangliers à risque, demande présidente de la FNSEA

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Christiane Lambert rappelle l'urgence de la situation et les risques encourus par les éleveurs français si un seul cas de peste porcine africaine était déclaré sur le sol français, alors qu'une zone blanche a été créée à la frontière avec la Belgique.

"S'il faut l'armée, mettons l'armée", a déclaré vendredi 25 janvier sur franceinfo Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, alors que les éleveurs de porcs français sont de plus en plus inquiets des répercussions de la peste porcine africaine qui touche actuellement la Belgique.

Didier Guillaume, le ministre de l'Agriculture, est attendu aujourd'hui dans les Ardennes pour prendre acte de la construction de la barrière "anti-peste porcine". Une zone blanche a été créée à la frontière avec la Belgique, il y a une dizaine de jours. L'objectif est maintenant d'abattre tous les sangliers suspects dans la zone pour empêcher l'introduction de la maladie en France. Le ministre a déjà appelé la semaine dernière à la mobilisation générale de l'ensemble des acteurs : éleveurs, chasseurs et responsables forestiers.

"On ne va pas passer un mois à chercher des sangliers"

Mais la présidente de la FNSEA veut l'intervention d'un quatrième acteur :
"Il va falloir passer à la vitesse supérieure. Nous souhaitons que la haute sécurité indispensable dans cette zone soit assurée, quels que soient les moyens employés. S'il faut l'armée, mettons l'armée, mais supprimons tous les sangliers à problème dans cette zone-là", a-t-elle déclaré. "Je pense que l'armée avec des moyens suffisants en nombre donnerait la possibilité d'éradiquer vraiment. On ne va pas passer un mois à chercher des sangliers", a-t-elle ajouté.

Christiane Lambert rappelle l'urgence de la situation et les risques encourus par les éleveurs français si un seul cas de peste porcine était déclaré sur le sol français. "Il faut absolument utiliser tous les moyens nécessaires pour tuer les 600 qui peuvent poser problème. Si un seul d'entre eux était malade, c'est toutes les frontières qui se ferment c'est l'effondrement d'une filière, c'est 300 millions de pertes par an (...) Ca serait une vraie catastrophe pour l'élevage français, car cela voudrait fermeture totale des frontières et l'effondrement des cours", a prévenu la présidente de la FNSEA.

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