Orages de grêle en Gironde : certains vignerons "ont tout perdu en 10 minutes"

Vignoble de Macau en Gironde, le 26 mai 2018.
Vignoble de Macau en Gironde, le 26 mai 2018. (GEORGES GOBET / AFP)

Didier Gontier, directeur du syndicat viticole des côtes-de-bourg en Gironde a réagi sur franceinfo dimanche après le violent épisode de grêle samedi 26 mai dans le Sud-Ouest de la France.

Les violents orages de grêle qui se sont abattus samedi sur la façade Ouest du pays ont provoqué de gros dégâts dans les vignobles bordelais et charentais. "C'est le choc (…) on est abasourdis", témoigne dimanche 27 mai sur franceinfo Didier Gontier, directeur du syndicat viticole des côtes-de-bourg en Gironde. Certaines exploitations "ont tout perdu en 10 minutes", explique-t-il, évoquant "un orage de grêle d'une violence inouïe".

franceinfo : Quel état des lieux pouvez-vous faire, moins de 24 heures après ces intempéries ?

Didier GontierC'est le choc, ça a été un orage de grêle d'une violence inouïe pendant 10 minutes. Les estimations seront plus précises dans le courant de la semaine prochaine, mais on a d'ores et déjà plus de la moitié de l'appellation côtes-de-bourg touchée, soit déjà pas loin de 2 000 hectares, avec des situations de vignobles et d'exploitations qui ont tout perdu en 10 minutes. On est abasourdis.

C’est-à-dire que les vignes ont été entièrement détruites ?

Il ne reste plus rien. Sur certaines communes, on n'a plus du tout de rameaux. La récolte 2018 est partie en 10 minutes. On est devant une situation extrêmement violente et extrêmement préoccupante pour la continuité des exploitations viticoles.

Allez-vous demander une reconnaissance d'état de catastrophe naturelle ?

On va se réunir très rapidement avec notre interprofession, on va solliciter nos élus pour pouvoir bien sûr prendre des mesures et essayer d'accompagner nos vignerons. On a déjà subi l'année dernière un épisode de gel et certaines exploitations vont avoir de grosses difficultés à maintenir leur activité. On a l'impression que la météo s'acharne sur nous. C'est le choc, aujourd'hui.

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