On vous présente "Haute", la vache mascotte du Salon de l'agriculture 2018

Arrivée de Haute, jeudi 22 février 2018 au Salon de l\'Agriculture, à Paris. 
Arrivée de Haute, jeudi 22 février 2018 au Salon de l'Agriculture, à Paris.  (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Avec son regard comme maquillé de khôl, cette vache de la race d'Aubrac, âgée de 6 ans, ne passe pas inaperçue. Franceinfo vous en dit plus sur cette ruminante au CV exceptionnel. 

Avec son énorme cloche en laiton, Haute a fait une arrivée très remarquée à Paris, au 55e Salon de l'agriculture, jeudi 22 février. Sous les flashs des photographes, cette aubrac à la belle robe blond froment a pris place dans la stalle d'honneur qui lui est réservée pour toute la durée du salon, ouvert au public du 24 février au 4 mars. L'égérie aveyronnaise succède à Fine, une petite vache pie noir bretonne, mascotte du salon l'année dernière. Son éleveur, Thibaut Dijols, ne cache pas sa joie : "C’est la récompense de tout le travail accompli depuis des générations sur notre plateau !". Qui se cache derrière l'élégante star du Salon de l'agriculture ? 

1 Elle vient du "berceau" de la race d'Aubrac  

Haute a grandi à Laguiole, sur les hauts plateaux volcaniques de l'Aveyron. Pas n'importe quel lieu, à en croire ses jeunes propriétaires de 33 ans, Florence et Thibaut Dijols : "Notre exploitation est située dans le berceau historique de la race d'Aubrac." Cette vache allaitante, c'est-à-dire élevée pour sa viande, possède toutes les caractéristiques physiques qui font la beauté de sa race : un pelage uni, blond froment, des grands yeux noirs maquillés sous ses cornes en forme de lyre. D'après le JDD, elle "mesure près de 1,35 mètre au garrot et pèse un peu plus de 7 quintaux". 

Comme l'explique Thibault Dijols sur le site du Salon de l'agriculture : "Elle est autonome, ne nécessite pas beaucoup de main-d’œuvre, ce qui améliore beaucoup notre travail au quotidien." L'aubrac est en effet une race facile à élever, assure l'Upra Aubrac (Association pour la sélection de la race bovine d’Aubrac) qui loue "la robustesse et sa résistance" d'une race qui s'adapte à des "conditions climatiques extrêmes : température, vent, froid."

Alors que la race vient de dépasser les 200 000 animaux, sa viande est toujours aussi recherchée et fait l'objet d'une certification attachée au label rouge BFA (Bœuf fermier aubrac). Elle participe à faire de l'Aveyron l'une des vitrines du monde agricole français, notamment dans les restaurants parisiens, comme le montre ce reportage de France 3.   

2Elle a été photographiée plus de 6 000 fois

En tant que mascotte du Salon de l'agriculture, la photo de Haute s'est retrouvée placardée dans le métro parisien et à l'arrière des bus. La belle aubrac possède même son compte Twitter

Pour le shooting de l'affiche du salon,  le JDD raconte qu'elle a "été mitraillée pendant deux jours", avec près de 6 000 prises. "Cela a été long, mais ça valait la peine, explique le photographe. Elle est vraiment photogénique." De quoi réjouir Haute qui, d'après son propriétaire, apprécie être le centre de l'attention : "ll faut qu'on la regarde" confie-t-il au journal. "Elle est curieuse, sociable et même un peu fière, affirme-t-il sur le site du salon. C’est une vraie dame au milieu du troupeau !" Il faut dire que la belle bovine a déjà fait quelques concours dans la région aveyronnaise.

3Elle a déjà une petite famille 

Haute est issue d'une lignée d'exception, comme le précise le site du Salon : "Fille de Venise et de Bijou, taureau ayant fini 2e du Concours général agricole en 2010, son patrimoine génétique lui permet d’être aujourd’hui reconnue comme une des meilleures vaches aubrac." Et elle a déjà commencé a transmettre ce patrimoine génétique.

La mascotte du Salon est arrivée à Paris avec Olympe, sa petite dernière à laquelle elle est très attachée. Son nom n'a pas été choisi au hasard : elle aura 6 ans en 2024, année des JO à Paris. Avant Olympe, la vache star avait déjà vêlé trois fois : "Née en 2012, [Haute] a eu son premier veau à 3 ans et depuis, chaque année, elle participe au renouvellement du troupeau de 130 vaches aubrac de Thibaut Dijols", explique le site du salon. Le JDD précise qu'elle a également mis au monde un mâle et deux femelles, Linars, Mascotte et Nature. Le mâle, lui, a été envoyé paître en Suisse, repéré pour ses qualités de "reproducteur ultra-performant", assure 20 minutes

Une naissance par an, c'est le rythme moyen de vêlage moyen de l'aubrac, réputée pour sa grande fécondité, d'après l'Upra Aubrac. De quoi perpétuer la lignée de cette race à la longévite remarquable, qui "vit jusqu'à un âge moyen de 11 ans après avoir donné naissance en moyenne à neuf veaux." 

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