Mirabelles : les saisonniers sont payés au seau

France 2

La récolte des mirabelles vient de débuter et elle s'annonce prometteuse. Illustration en Lorraine. 

6h30 du matin, c'est le premier jour de la récolte des mirabelles à Vigneulles (Meurthe-et-Moselle). Deux tiers des saisonniers sont lycéens ou étudiants. Ils arrivent des alentours et ont été recrutés par le bouche-à-oreille. Il a plu. La terre, argileuse, est très glissante. C'est le danger qui guette les débutants, ou les cueilleurs obsédés par le rendement, car ils sont payés à la tâche. 

2 000 emplois de saisonniers pour la récolte en Lorraine

Accroché au harnais, le seau, une fois plein, pèsera six kilos pour deux euros. "Au début, c'est un peu dur, et après, tout le monde a le même rythme", commente un saisonnier. À deux euros le seau, on a vite fait de calculer sa journée. Claire Cuiller, étudiante en sciences de la vie, est devenue experte. "Quand j'ai commencé, je faisais une vingtaine de seaux, maintenant j'en suis à une quarantaine. Quand on a un bon rendement, on peut facilement dépasser le SMIC." Au bout de trois heures de cueillette, la première remorque peut partir avec trois tonnes de mirabelle. Pour toute la Lorraine, six semaines de récolte représentent plus de 2 000 emplois de saisonniers.

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