Marche blanche contre les pesticides en Gironde : "Il y a un déni de réalité de l’Etat et de la justice" déplore la Confédération paysanne

Le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, le 13 avril 2017.
Le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, le 13 avril 2017. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Alors qu'une marche blanche est organisée, dimanche après-midi en Gironde, pour faire reconnaître les maladies professionnelles pour les salariés viticoles, le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, préconise une sortie "de ce modèle économique".

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Une marche blanche contre les pesticides dans les vignes est prévue dimanche 8 octobre après-midi, à 14h30, à Listrac-Médoc en Gironde, afin de faire reconnaître les maladies professionnelles pour les salariés viticoles. Selon Laurent Pinatel invité sur franceinfo et porte-parole de la Confédération paysanne, qui sera dans le cortège, "il y a un déni de réalité de l’Etat et de la justice" concernant les maladies professionnelles causées par les pesticides.

Laurent Pinatel estime qu’il y a "un vide juridique" car "on sait très bien que les pesticides tuent". Selon lui, il va "falloir reconnaître un jour où l’autre que les gens qui utilisent des pesticides (...) sont exposés à des risques majeurs. Il faut reconnaître les pesticides et l'usage des pesticides comme 'maladies socio-professionelles'".

Il faut "sortir de ce modèle économique"

D’après le porte-parole de la Confédération paysanne, il est possible de sortir des pesticides mais "il faut se donner les moyens". Selon Laurent Pinatel, il faut "sortir de ce modèle économique (…) produire un peu moins, avoir un peu plus de main-d’œuvre sur les fermes" mais aussi changer de pratiques et "réorienter les aides de la PAC".

Concernant l’usage du glyphosate, Laurent Pinatel estime que "des alternatives existent même si elles ne sont pas assez développées. Il faut absolument aider ceux qui veulent se passer de glyphosate".

L’Union européenne est "un nid à lobbies" 

Le porte-parole de la Confédération paysanne considère que l’Union européenne est "un nid à lobbies" et qu’il faut "un cadre politique, un cadre global". Laurent Pinatel attend les annonces d’Emmanuel Macron, mercredi, sur l’avenir de l’agriculture après la tenue des Etats généraux de l’alimentation.

La manifestation cet après-midi est organisée à l’initiative de huit organisations : collectif de riverains, associations et syndicats professionnels.

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