Les salariés du volailler Doux interpellent Emmanuel Macron

France 3

De centaines d'éleveurs et de salariés sont suspendus à l'avenir du volailler Doux. La CCE doit confirmer vendredi 23 mars la reprise de la société par un industriel ukrainien, le géant MHP.

C'est à Châteaulin (Finistère) que se trouve ce qui fut l'un des fleurons de la volaille française. Le groupe Doux, spécialisé dans l'export de poulet au Moyen-Orient est en difficulté depuis de nombreuses années. Vendredi 23 mars, lors d'un Comité central d'entreprise, se joue l'avenir de 200 salariés. L'inquiétude des salariés vient de l'est, et d'un éventuel repreneur : MHP. Le géant ukrainien de la volaille : 1,2 milliard d'euros de chiffre d'affaires, 27 000 salariés. Un groupe qui cherche à se développer à l'étranger, et la marque Doux a une renommée. MHP veut l'acquérir, quitte à imposer ses méthodes, comme nous l'indique la directrice de relations internationales. 

Une lettre de soutien d'Emmanuel Macron, alors ministre d'Économie 

En France, Nadine défend les ouvriers de Doux depuis 12 ans ; elle a connu les différents plans sociaux de l'entreprise. Dans ses archives, elle a conservé cette lettre de soutien d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Aujourd'hui, l'une de ses collègues écrit au président de la République. Pour les éleveurs comme pour les salariés, c'est le marché national qu'il aurait fallu reconquérir, mais beaucoup plus tôt. 

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