Interdiction du broyage de poussins d'ici fin 2021 : "Une très bonne nouvelle" estime une association pour le bien-être animal

Des poussins aux Couvoirs de l\'Est, à Willgottheim (Bas-Rhin), le 23 février 2006.
Des poussins aux Couvoirs de l'Est, à Willgottheim (Bas-Rhin), le 23 février 2006. (FREDERICK FLORIN / AFP)

Alors que 50 millions de poussins sont détruits chaque année, Léopoldine Charbonneaux, directrice de CIWF France (Compassion in World Farming), estime qu'il faut que "d'autres techniques se développent".

"C'est une annonce qui nous paraît très bonne si elle se matérialise vraiment", a déclaré Léopoldine Charbonneaux, directrice de CIWF France (Compassion in World Farming) sur franceinfo mercredi 30 octobre, alors que le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a annoncé que l'élimination des poussins mâles par broyage dans les élevages industriels devrait être interdite à la fin 2021.

 50 millions de poussins détruits par an

Le broyage des poussins mâles se pratique "systématiquement" dans l'industrie des poules pondeuses, explique Léopoldine Charbonneaux. En France, environ 50 millions de poussins sont ainsi détruits par an. Les poussins mâles ne pondant pas d'œufs, ils sont éliminés à la naissance.

"D'autres techniques se développent pour remplacer [ça]", affirme Léopoldine Charbonneaux. 

Nous espérons que cette annonce pourra faire un coup d'accélérateur, pour que cette date butoir de 2021 puisse être réalisable.Léopoldine Charbonneaux à franceinfo

Il sera en revanche difficile, selon elle, de faire avancer encore davantage cette date butoir. "La technologie n'existe pas encore vraiment. Le ministère a donné des subventions pour développer ces solutions".

Cette technologie permettra de pouvoir connaître le sexe du poussin dans l'oeuf, "pour que les poussins mâles n'aient pas besoin d'éclore, pour pouvoir les détruire avant qu'ils soient nés", détaille Léopoldine Charbonneaux.

"C'est vraiment, si on y arrive, une très bonne nouvelle, conclut-elle. Simplement, on a des bémols sur la faisabilité. Le ministre, avec qui on a pu échanger, n'était pas très précis sur comment on va y arriver, et à grande échelle. A voir."

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