Distance d'épandage des pesticides : la FNSEA demande au gouvernement un "délai raisonnable" et un accompagnement

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, le 20 février sur France Inter.
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, le 20 février sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

La période d’interdiction est levée depuis fin janvier mais les conditions ont été durcies en matière de distance à respecter par rapport aux habitations. Des directives que les agriculteurs ne peuvent pas assumer seuls, pointe la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles.

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"Le gouvernement a fait le choix de mettre des distances, que le gouvernement assume et accompagne", a déclaré Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, jeudi 20 février sur France Inter, à propos des distances d'épandage des pesticides fixées par décret officiel, depuis le 29 décembre, à 5 et 10 mètres des habitations selon les cultures.

Dire aux agriculteurs, vous allez perdre 2, 3 ou 5 % de votre surface et vous ne serez pas indemnisés, est-ce-que c'est 'entendable' ? La réponse est non !Christiane Lambert, présidente de la FNSEAà France Inter

À la question de savoir si les agriculteurs comptaient ou non respecter ce décret gouvernemental, Christiane Lambert répond "qu'il faut du temps". "Un texte qui paraît au Journal officiel le 29 décembre et qui est applicable au 1er janvier, c'est un peu compliqué", a-t-elle poursuivi.

"Nous ne pouvons pas tout assumer"

"Nous demandons deux choses, la première c'est un délai raisonnable, on ne peut pas mettre cela en œuvre comme cela demain matin. L'administration n'a même pas les éléments pour contrôler", a assuré la présidente de la première organisation syndicale agricole. "Deuxième chose : quand il y a une nécessité comme celle-là, qui paie ? La transition écologique est nécessaire, nous pouvons en assumer une partie, mais nous ne pouvons pas tout assumer", a-t-elle conclu.

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