La présidente de la FNSEA appelle à "suspendre le mouvement", les tracteurs quittent le périphérique parisien

Des agriculteurs manifestent sur le périphérique parisien, le 27 novembre 2019. 
Des agriculteurs manifestent sur le périphérique parisien, le 27 novembre 2019.  (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Christiane Lambert s'est exprimée, mercredi soir, après une rencontre avec le ministre de l'Agriculture et des conseillers de l'Elysée.

"Nous suspendons et nous rencontrons le 3 décembre au matin (...) Edouard Philippe et ses conseillers avec les Jeunes Agriculteurs pour refaire un point sur l'ensemble des sujets." La présidente de la FNSEA Christiane Lambert a demandé aux agriculteurs qui ont manifesté dans toute la France, et bloquaient mercredi soir le périphérique parisien, de "suspendre le mouvement", à l'issue d'un rendez-vous avec le ministre de l'Agriculture et des conseillers de l'Elysée. Les tracteurs ont commencé à quitter le périphérique parisien vers 21h45.

Pour le ministre de l'Agriculture, les agriculteurs ont raison. "Cette réunion s'est très bien passée", a résumé Didier Guillaume à l'issue de la rencontre avec la délégation d'agriculteurs. "Nous soutenons ce mouvement parce que sur les deux points qu'ils revendiquent, ils ont raison. Le premier : il faut cesser, arrêter ce dénigrement permanent de l'agriculture (...)  Le deuxième sujet sur lequel nous les soutenons, c'est que le revenu des agricultures, aujourd'hui, n'est pas assez élevé."

 Des tracteurs "aux portes de Paris", dès 6 heures. Les manifestants ont emprunté les principaux axes routiers franciliens, dont les autoroutes "A1, A4, A5, A6, A10, A11, A13, A14, A15" et sur les nationales "N1, N2, N12, N20", précise la FNSEA. Les syndicats espèrent mobiliser un millier de tracteurs. Des actions ont également été menées ailleurs en France.

Ils attendent "des engagements fermes" d'Emmanuel Macron. Les syndicats d'agriculteurs se mobilisent "pour demander aux distributeurs et industriels de permettre le retour à un revenu décent pour les agriculteurs, et à l'Etat de transformer ses promesses en actes concrets : pas de distorsions supplémentaires".

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