Dégradations des permanences LREM : un élu va à la rencontre des agriculteurs

France 3

L'inquiétude monte chez les députés La république en marche. En quelques jours, une dizaine de permanences ont été prises pour cible notamment pour dénoncer le vote du CETA, le traité de libre-échange avec le Canada. Matignon condamne avec fermeté cette violence. Un malaise qui a poussé vingt députés bretons à publier une tribune et certains, de retour dans leur circonscription, prônent le dialogue.

Éric Bothorel s'est invité à la ferme pour écouter et faire de la pédagogie. Le député en marche des Côtes-d'Armor a signé en faveur du CETA, le traité de libre-échange avec le Canada. Un traité avec lequel Jean-Christophe Saliou, éleveur laitier, est farouchement opposé. "Les mises aux normes ne sont pas les mêmes, donc forcément, par rapport à nous, ils seront plus compétitifs". "Le CETA ça encadre des normes, ça encadre des quotas, ça régule le marché", lui assure en réponse le député.

"Il y a des lignes rouges qu'il ne faut plus franchir"

Alors que les deux hommes campent sur leur position, ils s'accordent sur un point : rien ne justifie les dégradations des permanences des parlementaires. Éric Bothorel a signé une tribune avec d'autres députés bretons pour dénoncer ces violences. "Il y a des lignes rouges qu'il ne faut plus franchir. Sinon, collectivement on ne se rendra plus compte que l'on bascule dans une société qui va tolérer ça", explique encore le député. D'autres agriculteurs assument comme en Haute-Saône, dans l'Oise ou encore dans le Creuse. À droite comme à gauche, ces violences sont condamnées. La plupart des parlementaires visés a décidé de porter plainte.

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