Crise du lait : FNPL et FNSEA "restent déterminés à trouver un accord"

Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, fédération des producteurs laitiers
Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, fédération des producteurs laitiers (Roman Lafabregue / AFP)

Après l'échec des négociations dans la nuit de jeudi à vendredi, FNSEA et FNPL approuvent l'appel à la reprise des négociations lancé par Stéphane Le Foll. "Les producteurs restent déterminés à trouver un accord, mais un accord juste" expliquent les syndicats. 

"C'est la dernière proposition qui a été refusée par les producteurs hier (jeudi) soir", a réagi Thierry Roquefeuil, président de la fédération des producteurs laitiers (FNPL) après la proposition de Lactalis d'augmenter de 15 euros la rémunération de la tonne de lait. "La porte n'est pas fermée, mais il faut continuer de discuter sur des niveaux qui reflètent la réalité de ce qu'est le travail de producteur de lait."

C'est à eux de définir les conditions de la poursuite de la négociation."Thierry Roquefeuil Président de la FNPL

"Dans quel cadre, où, comment ? C'est à eux de définir les conditions de la poursuite de la négociation" explique Thierry Roquefeuil. Pour le président de la fédération des producteurs laitiers, "même s'il y a un accord, il sera insuffisant pour des producteurs de lait qui n'arriveront pas, jusqu'à la fin de l'année, à couvrir leurs coûts de production. Il faut travailler au niveau européen pour sortir de cette crise."

Thierry Roquefeuil, président FNPL : "La porte n'est pas fermée"
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La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) a, elle-aussi, appelé ce vendredi dans un communiqué "à une reprise des négociations dans les meilleurs délais". Le syndicat agricole ajoute que "les producteurs restent déterminés à trouver un accord, mais un accord juste".

La FNSEA appelle Lactalis à faire preuve "de responsabilité et de respect" 

La FNSEA estime que le groupe Lactalis reste campé sur ses positions : "Onze heures de négociations n'ont pas permis d'aboutir face à une position de blocage". Le syndicat  considére que "le rôle de leader oblige Lactalis à faire preuve de responsabilité et de respect".

La posture de Lactalis, a poursuivi la FNSEA, "traduit un mépris envers les producteurs. Si la France est fière d’un groupe leader mondial du lait, celui-ci ne doit pas oublier qu’il s’est construit grâce à des éleveurs qui lui ont fait confiance".