CETA : l'accord divise la filère de l'élevage

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Les députés européens vont voter demain, mercredi 15 février, pour valider ou non le CETA, traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada. Les opposants dénoncent un traité destructeur d'emploi et dangereux pour l'agriculture européenne. France 3 est allée à la rencontre des gagnants et des perdants du CETA.

Roquefort, Aveyron. C'est ici que le célèbre fromage est né, en 1625. Connu dans le monde entier, le roquefort est affiné dans les caves de la Causse du Larzac. Robert Glandières élève 500 brebis et il est satisfait du traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada. Selon l'éleveur, le CETA pourra éviter les contrefaçons du fromage au Canada. Pour lui et pour les 3 000 éleveurs de cette filière, c'est aussi l'esprit des indications géographiques que ce pays reconnaît. Actuellement, un roquefort sur quatre est exporté, essentiellement en Europe. Le marché canadien représente moins de 2% des exportations et représente un espoir pour l'avenir du roquefort.

Une concurrence déloyale et un danger sanitaire selon les éleveurs

Dans la commune de Marzy dans la Nièvre, le berceau du Charolais, les éleveurs sont furieux. L'accord est une mauvaise nouvelle pour les frères Beuriat. Le CETA prévoit l'exportation de 50 000 tonnes de boeufs canadiens, essentiellement des bons morceaux, soit 10% des pièces nobles produites en Europe. Les éleveurs dénoncent une concurrence déloyale et l'utilisation d'hormones pour l'engraissement du bétail canadien. Le traité de libre-échange pourrait fragiliser encore un peu plus les éleveurs en France, alors que le secteur est déjà en difficulté.

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