Agriculteurs : la colère des campagnes descend dans la ville

FRANCE 3

La colère des agriculteurs s'est exprimée mardi 22 octobre au cœur des villes. C'est la deuxième fois qu'ils se sont réunis pour exprimer leur malaise, ciblant les préfectures pour interpeller le gouvernement et Emmanuel Macron.

C'est loin de ces bêtes que débute la journée de Jean-Philippe Thomassin. Encadré par les forces de l'ordre, cet agriculteur passe sur l'autoroute mardi 22 octobre matin avec son tracteur, pour se rendre à Nancy (Lorraine). Il va manifester, inquiet pour son avenir : "Demain on va mourir, dans 10 ou 15 ans on les comptera sur les doigts d'une main les agriculteurs, ce sera de grosses firmes, ce ne sera pas forcément des petits paysans". Contrainte d'utilisation des pesticides, accords internationaux de libre-échange... tout cela participe à leur colère. En plus de cette peur pour l'avenir de la profession, c'est aussi un ras-le-bol que va exprimer cet agriculteur : il se sent incompris des Français.

Les agriculteurs, mal-aimés des Français 

Comme la plupart des autres manifestants, cet éleveur a le sentiment d'être mal aimé. "On en a marre d'être montrés du doigt et responsables de tout, alors qu'aujourd'hui en France, on a une alimentation saine, l'une des plus sûres du monde !", explique-t-il. Pourtant, lorsque le cortège de 200 tracteurs traverse la ville, les habitants affichent leur soutien : "Il ne faut pas oublier que la culture française, c'est la meilleure au monde, donc il faut la protéger", témoigne un habitant. "On les soutient à fond, il faut acheter local au maximum, et arrêter d'acheter à l'étranger", ajoute un autre.

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