Covid-19 : "Nous n'avons observé aucune trace du génome du coronavirus, ni dans les eaux marines ni dans les coquillages", annonce l'Ifremer

Un laboratoire de l\'Ifremer, à Ronce-les-Bains (Charentes Maritimes). 
Un laboratoire de l'Ifremer, à Ronce-les-Bains (Charentes Maritimes).  (XAVIER LEOTY / XL)

L'institut français de recherche pour l'exploitation de la mer réalisera des tests régulièrement, indique son président directeur général. François Houllier se réjouit, par ailleurs, de l'amélioration générale de la qualité des eaux du littoral.

"Nous n'avons observé aucune trace du génome du coronavirus, ni dans les eaux marines ni dans les coquillages", a indiqué, vendredi 10 juillet sur franceinfo, François Houllier, président directeur général de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), qui a réalisé des analyses dans les eaux du littoral.

"On a pensé qu'il était important de vérifier", car "on en observait dans les eaux usées qui arrivent dans les stations d'épuration. Il était important de vérifier cette absence. Ce que nous avons fait jusqu'ici et que nous continuerons de faire dans les temps qui viennent", a-t-il poursuivi. Par ailleurs, dans l'ensemble du littoral, "on observe des améliorations" et c'est aussi parce que "depuis une trentaine d'années il y a des mesures qui sont réalisées très régulièrement de façon continue sur l'ensemble du littoral", explique François Houllier.

Des améliorations dans la baie de Seine

Le président directeur général de l'Ifremer se réjouit notamment des prélèvements réalisés dans la baie du Lazaret à Toulon, "elle était contaminée dans le passé notamment par le plomb. Aujourd'hui les niveaux de contamination sont en diminution très importante. C'est suffisamment bas pour qu'on puisse réinstaller une activité conchylicole" [élevage de coquillages].

L'Ifremer note aussi des améliorations concernant la baie de Seine. "Avec l'ensemble des activités humaines en amont, on trouve des contaminants anciens, des dyoxines, des PCB, mais là aussi la tendance est à la baisse même si la situation n'est pas encore satisfaisante, indique François Houllier. La qualité d'eau n'est pas suffisante pour y élever des mollusques marins, mais il y a une amélioration et elle se poursuit", a précisé le président directeur général.

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