Bassin parisien : le nouvel El Dorado des viticulteurs ?

Les exploitants espèrent faire revivre des terroirs historiques. Pourra-t-on bientôt boire le vin du Vexin ? 

La prochaine révolution viticole pourrait bien avoir lieu tout près de Paris. Dans le Vexin (Val-d’Oise), Bruno Lafont veut y croire. Alors il a investi un peu plus de 80 000 euros et planté 4 000 pieds de pinot noir en 2017. Son rêve ? "Un renouveau du vignoble français, avec le haut de gamme, un bon vin parisien, francilien". Il envisage de produire 5 000 bouteilles de vin bio. Au bout de trois ans, les premières grappes apparaissent enfin, mais il lui faudra patienter encore un peu avant de réaliser sa première cuvée. Ironie du sort, cet amoureux de la nature reconnait que sans le réchauffement climatique, "l’idée ne serait certainement pas venue".

Bientôt la première cuvée

Comme Bruno Lafont, ils sont une centaine à vouloir relancer les terroirs historiques du bassin parisien. Parmi eux, le domaine La Bouche du Roi, qui a vu les choses en grand en plantant en 2017 pas moins de 23 hectares de vignes. Leur première cuvée, à 1 500 bouteilles, est plutôt confidentielle, mais ils visent déjà les 30 000 bouteilles l’an prochain. Pour Thierry Desseauve, co-fondateur du guide des vins Bettane et Dessauve, les nouveaux taux d’ensoleillement sur l’Île-de-France pourraient tout à fait rendre ces objectifs réalisables. Au 19ème siècle, la région était le plus important vignoble français.

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