Aide supplémentaire pour les viticulteurs : "Ça confirme nos demandes", dit un membre du Bureau interprofessionnel des vins du Centre-Loire

Un viticulteur à Grangier (Isère).
Un viticulteur à Grangier (Isère). (GUILLEMETTE FRANQUET / FRANCE-BLEU SAINT ETIENNE LOIRE)

Le manque à gagner pour le secteur se chiffre à un milliard et demi d'euros avec beaucoup de stocks de vins à écouler. "On va en profiter pour élever le niveau de ces vins, être plus performants, irréprochables", annonce le viticulteur Stéphane Cherrier.

À l'occasion d'une rencontre avec des viticulteurs dans le Cher, le premier ministre Jean Castex et le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie ont notamment annoncé près de 80 millions d'euros d'aides supplémentaires pour le secteur, en plus des 170 millions déjà débloqués au mois de mai. "Ça confirme nos demandes", se félicite sur franceinfo Stéphane Cherrier, vigneron et gérant du Domaine Paul Cherrier à Sancerre, et membre du Bureau interprofessionnel des vins du Centre-Loire (BIVC). "Les personnes du gouvernement ont pris le temps de nous écouter, notamment sur la question du sur-stockage. C'est une mesure qui nous est favorable", indique-t-il.

Une occasion d'améliorer encore les vins

Cette aide intervient après une période particulièrement compliquée pour les vignerons, entre les manifestations de "gilets jaunes" qui a eu un impact négatif sur la consommation de vin, les sanctions américaines sur les vins français et la crise du Covid-19. Le manque à gagner pour cette crise se chiffre à un milliard et demi d'euros et beaucoup de stocks de vins à écouler. "Tous les réseaux de distribution ont été supprimés, exceptés les grandes surfaces et certains cavistes", explique Stéphane Cherrier.

Le stock est beaucoup plus important que les années précédentes. C'est pour ça que c'est important qu'une partie de cette aide nous permette de stocker ces excédents. Les vignerons pourront élever leur vin plus longtemps.Stéphane Cherrier, vigneronà franceinfo

Beaucoup de viticulteurs ont donc dû avancer de grosses sommes pour se fournir en cuves et bouteilles, en attendant d'écouler tous leurs vins. "Nous avons anticipé, mais il faut quand même que cet argent arrive vite pour nous soutenir. On commence à manquer de place avec l'arrivée des vendanges", précise Stéphane Cherrier. "Heureusement, nos vins ne sont pas en péril car ils sont stockés dans des cuves, tempère le vigneron. On va en profiter pour élever le niveau de ces vins, être plus performants, irréprochables. On va se retrousser les manches."

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