Agriculture : les députés divisés sur les néonicotinoïdes

Le gouvernement veut réintroduire les néonicotinoïdes, un pesticide qui s'avère fatal aux abeilles, afin d'aider les cultivateurs de betterave. Nicolas Hulot, l'ancien ministre de l'Écologie, appelle à ne pas voter le texte.

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Un masque aux motifs d'abeilles. Dans les rangs de l'Assemblée nationale lundi 5 octobre, plusieurs députés arboraient cet imprimé. Un geste symbolique pour dénoncer la réintroduction temporaire des néonicotinoïdes, un insecticide tueur d'abeilles. "La dangerosité des néonicotinoïdes a-t-elle reculé depuis 2016 ? Non", lance André Chassaigne, député gauche démocrate et républicaine. Mais le gouvernement veut sauver la filière betterave et ses 46 000 emplois. "Cette transition agroécologique, je le dis clairement, ce ne peut pas être de tuer une filière française pour importer ensuite du sucre polonais, allemand ou belge", leur a répondu Julien Denormandie, le ministre de l'Agriculture.

Remous chez LREM

La production de la betterave a été frappée par la jaunisse, un virus transmis par des pucerons et certains ont perdu jusqu'à 40 % de leurs récoltes. La ministre de la Transition écologique a changé d'avis alors qu'elle était contre les néonicotinoïdes en 2016. Ce revirement a été critiqué jusqu'au sein de la majorité présidentielle. Deux députés de la République en marche ont d'ores et déjà annoncé qu'ils voteraient contre le projet de loi.

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