Agriculture : la vente sous contrat, une solution ?

FRANCE 2

La plupart des éleveurs de volailles savent à l'avance combien ils vont vendre de bêtes. Mais chez les éleveurs de porc, tout est très flou. Les explications de France 2.

En pleine crise agricole, cet éleveur se sent privilégié, il a un contrat. Il doit nourrir ses 22 000 poussins pendant cinq semaines, le temps qu'ils deviennent des poulets suffisamment gros. "La coopérative avec laquelle je travaille me vend des poussins et de l'aliment. Et quand ils sont arrivés à maturité, elle s'engage à me les acheter à un prix déjà défini", explique l'éleveur Christophe Labour. Ce type de contrat existe depuis 40 ans et concerne 90% des éleveurs de volailles. Un moyen d'être assuré de travailler toute l'année avec sécurité.

A la merci du marché

Grâce à ces contrats , les industriels maîtrisent les quantités sur le marché. Pas de surproduction, les prix restent stables. Depuis 2010, le contrat est obligatoire entre les éleveurs et leur laiterie, un plus pour les agriculteurs. Problème, il ne va pas assez loin et côté prix, c'est le flou total. Résultat, ces éleveurs sont payés en ce moment 28 centimes du litre, moins que leur coût de production. Un contrat insuffisant pour le lait et quasi inexistant pour le porc. Ils sont à la merci du marché.

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