Agriculteurs : les perdants de la hausse des prix

France 2

Les prix agricoles ont augmenté en 2017, mais les agriculteurs n'en ont pas forcément profité. Ce sont les prix sur les marchés mondiaux qui ont augmenté de 3%, mais sans toujours suffire à couvrir les coûts de production des agriculteurs français.

Du champ au rayon des supermarchés, les prix agricoles se portent légèrement mieux. Après trois ans de baisse ou de stagnation, ils ont augmenté l'an dernier de 3%. Dans le détail, le prix du lait remonte, après des années difficiles (+13%), le prix du porc aussi (+6%). À l'inverse, celui des légumes baisse de 7%. Paradoxalement, la hausse des prix ne profite pas aux agriculteurs. Dans le Rhône, Elise Michalet, éleveuse, n'arrive pas à vendre suffisamment cher ses bêtes pour couvrir ses couts de production.

Un projet de loi examiné cet été

Pour 1 kilo de boeuf, le coût de production est de 2,49 €, le prix de vente, 1,85 €. Il manque donc en moyenne 64 centimes aux éleveurs bovins. Même avec les aides publiques, les revenus de l'agricultrice sont limités : "Aujourd'hui, on est deux sur l'exploitation, et nous nous versons un SMIC pour deux". Alors à qui profite la hausse des prix agricoles ? La réponse varie selon les produits. Sur le jambon ou le poulet entier par exemple, les distributeurs, petites ou grandes surfaces, gagnent davantage que les industriels ou les agriculteurs. Sur les yaourts, c'est l'industriel qui s'en sort le mieux. Pour fixer un prix plus juste et plus rémunérateur, un projet de loi doit être examiné pendant l'été.

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