Accord de libre-échange UE-Mercosur : il faut "voir si cet accord est vraiment bon", d'après l'ancien président des Jeunes agriculteurs

Jérémy Decerle, député européen et ancien président des Jeunes agriculteurs.
Jérémy Decerle, député européen et ancien président des Jeunes agriculteurs. (ERIC MALOT / MAXPPP)

Alors que cet accord n'a pas encore été ratifié, il est déjà dénoncé par les agriculteurs et les écologistes. Ancien président des JA, Jérémy Decerle préfère étudier le texte avant de se prononcer.

Alors qu'Emmanuel Macron a parlé d'un "bon" accord lors du G20 d'Osaka, de nombreux agriculteurs et écologistes dénoncent le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur. Le député européen, élu sur la liste Renaissance dirigée par Nathalie Loiseau, et ancien président des Jeunes agriculteurs Jérémy Decerle était invité sur franceinfo mardi 2 juillet. Il a expliqué que l'analyse du texte allait permettre de "voir si cet accord est vraiment bon".

Besoin de "certitudes"

L'eurodéputé a expliqué : "On est en train d'examiner les tenants et les aboutissants de l'accord. Je ne peux pas vous dire qu'on a tout lu, qu'on a toutes les réponses à nos interrogations. On est encore dans l'analyse".

Jérémy Decerle porte son attention sur plusieurs points en particulier. "Sur le respect de l'accord de Paris. Sur les normes environnementales des produits qui risquent d'arriver en Europe. Et sur cette fameuse clause de sauvegarde, ce qui nous permettra de contrôler, certes à l'arrivée, mais pourquoi pas aussi au départ. On a besoin d'avoir des certitudes".

Cette clause de sauvegarde prévoit l'obligation, pour les importations alimentaires, de respecter les standards de l'Union européenne en matière de sécurité sanitaire. "La problématique, ce n'est pas que le volume. C'est de savoir si les standards de production sont respectés. S'ils le sont, ne vous inquiétez pas, il n'arrivera pas autant de produits que ça en France ou en Europe".

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