Innovation : les Français en force à Las Vegas

FRANCE 3

Sur le plateau de France 3, le journaliste Hervé Godechot revient sur la forte présence d'entreprises et de startups françaises au salon CES de Las Vegas (Nevada, États-Unis) et leur importance sur le marché de l'emploi français.

Jamais les Français n'auront été aussi nombreux au Salon de l'électronique de Las Vegas (Nevada, États-Unis), le CES (Consumer Electronics Show). Plus de 420 entreprises tricolores sont présentes sur le salon, et 380 startups. Que représentent-elles en France ? "Il y a près de 10 000 startups en France, des entreprises jeunes, innovantes et en pleine croissance. 10 000 sur 3,4 millions d'entreprises hexagonales, ça fait peu, mais en 2017, elles ont créé plus de 11 000 emplois sur les 93 0000 nouveaux emplois nets français. Les startups, c'est donc 0,3% des entreprises, mais de l'autre, 12% des créations d'emplois. Au train où vont les choses, elles pourraient même générer 400 000 emplois d'ici trois ans", explique en plateau le journaliste Hervé Godechot.

Un énorme potentiel, mais pas assez d'investisseurs

Cela veut-il dire que les Français sont des champions de l'innovation ? "Oui, absolument", confirme-t-il. "Par exemple, vous avez sûrement déjà vu le petit robot NAO, qui est truffé de capteurs : c'est une invention française née en 2006 et depuis rachetée par des Japonais. Autre exemple : le plus gros incubateur de startups au monde, Station F, est français. Il a été créé à Paris par le patron de Free, Xavier Niel. Nous sommes aussi les numéros 1 en Europe pour le nombre de startups pour la croissance économique dans le secteur des technologies. La première startup française, Ubitransport, basée en Bourgogne, a fait 6 528% de croissance en quatre ans. Elle fait partie des 100 meilleures startups au monde", expose le journaliste. Mais la France a un point faible : l'argent.

"Malgré des levées de fonds multipliées par cinq en cinq ans, nous n'avons pas assez d'investisseurs à risques qui sont prêts à miser sur dix entreprises pour qu'il y en ait une qui marche. Il est vrai que 60% des startups disparaissent dans les quatre premières années", conclut Hervé Godechot.

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