VIDEO. 13h15. Fonderie Gillet : "On travaille comme en famille"

La Fonderie Gillet, reprise par 27 salariés après sa liquidation judiciaire en 2014, présente aujourd’hui des comptes à l’équilibre. Pour accroître sa rentabilité, le directeur général de la Scop explique pourquoi il faut minuter chaque geste. Et les ouvriers-patrons sont d’accord… Extrait de "13h15 le dimanche".

La mission principale de Boris, directeur général de la Fonderie Gillet, est de minuter chaque opération pour que la fonderie, reprise par 27 salariés fin 2014, soit rentable. Ce jour-là, il forme les sociétaires de la Scop (Société coopérative et participative) à un nouveau logiciel permettant de comptabiliser le temps mis à accomplir chaque geste dans leur travail.

"Chacun à un code-barres en face de son nom d’opérateur. Vous scannez à chaque fois que vous faites une nouvelle pièce, à chaque étape en fonction de votre poste. On veut savoir pour un devis à quel niveau on gagne 5% ou 10%. Quand on a une commande, je peux dire à un client qu’on perd de l’argent. Donc, soit on arrête, soit on revoit les prix, car on ne travaille pas pour rien", explique-t-il aux ouvriers-patrons.

"On est comme les dix doigts des mains"

Et si c’était un patron qui leur disait de scanner chacun de leurs gestes ? "Quand il faut scanner et qu’on ne connaît pas le pourquoi et le comment, on se dit qu’on va être surveillés, fliqués… Ça met la pression et on n’est pas bien", affirme l’un des travailleurs qui ont repris la plus ancienne fonderie de France, créée en 1687, après sa liquidation judiciaire.

La mise en place de cette nouvelle procédure rencontre l’adhésion : "Là, comme c’est pour les clients, ça va nous permettre d’évoluer. On y va, on fonce. On est comme les dix doigts des mains. On travaille tous ensemble. C’est cool entre nous." A l'issue de la petite formation, Boris précise : "On travaille en famille… C’est comme une famille, comme une famille…"

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