Emploi : les accents régionaux, une discrimination à l'embauche ?

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L'accent d'une région ou d'un pays peut-il être un frein à l'embauche ? Le rejet ou le mépris de la langue de l'autre, la "glottophobie", est dans le viseur d'un député de l'Hérault. Il a déposé jeudi 20 février une proposition de loi visant à promouvoir la France des accents et donc à lutter contre la discrimination linguistique.

Des multitudes de bouches et autant d'accents différents. Il y a l'accent marseillais, "un peu chantant", ou encore l'accent montpelliérain. Pour beaucoup, l'accent est une fierté, mais parfois, il peut poser problème. Les conséquences peuvent intervenir dans la vie quotidienne, mais aussi dans le monde du travail. Au début de sa carrière, lors d'entretiens d'embauche, Bernard Kuentz s'est senti discriminé. Le responsable, son accent alsacien. "Lorsque vous essayez d'expliquer quelque chose et que vous voyez les gens ricaner, vous vous demandez pourquoi ils rigolent", explique-t-il.

Ajouter l'accent à la liste des discriminations

Pour lutter contre ces pratiques, le député La République en marche de l'Hérault, Christophe Euzet a proposé une loi. L'idée est simple, ajouter l'accent à la liste des discriminations dans le code pénal et dans le code du travail. Parmi les accents les plus discriminés dans le monde professionnel, on retrouve ceux du nord de la France, et en première position, le ch'ti persiste.

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