Contrats courts : des vies en CDD

FRANCE 2

Si un CDD peut durer des mois, il peut aussi ne durer que 24 heures. Les contrats d'un jour représentaient un tiers des CDD en 2017. Comment vivre dans une telle instabilité professionnelle ?

Elles sont toutes deux précaires. Leur vie : courir après les CDD de quelques jours, voire de quelques heures. Estelle vient de commencer un énième contrat : hôtesse d'accueil dans une entreprise. Multiplier les contrats courts, c'est le choix de vie qu'elle assume en attendant de trouver un emploi moins précaire. Aujourd'hui, cette course aux CDD l'empêche d'avoir un logement à elle. La Parisienne vit avec une amie, car elle ne peut même pas fournir des fiches de salaire pour trois mois de travail consécutifs.

Pas de sécurité de l'emploi, difficile d'emprunter...

À Bordeaux (Gironde), Alia Torres enchaîne elle aussi les contrats courts en tant qu'hôtesse. En multipliant les contrats, elle arrive à toucher jusqu'à 2 000 € par mois. En revanche, pas de sécurité de l'emploi, difficile d'emprunter et une multitude d'employeurs. Alors, pourquoi autant de contrats aussi courts ? L'Union française des métiers de l'événement (Unimev) assume. Les contrats d'une seule journée représentent un tiers des CDD signés. Une utilisation des contrats courts en forte hausse, particulièrement dans les services.

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