DIRECT. François Hollande ouvre sa troisième conférence sociale

François Hollande, lors du Conseil européen, à Bruxelles (Belgique), le 27 juin 2014.
François Hollande, lors du Conseil européen, à Bruxelles (Belgique), le 27 juin 2014. (ALAIN JOCARD / AFP)

Syndicats et patronat se retrouvent lundi et mardi autour de la table pour la troisième conférence sociale du quinquennat Hollande.

François Hollande ouvre lundi 7 juillet, au palais d'Iéna, sa troisième conférence sociale sur fond de chômage record et de climat social dégradé. Le président de la République s'exprime après avoir rencontré les partenaires sociaux dans un débat centré sur le pacte de responsabilité. La rencontre sera clôturée mardi par le Premier ministre, qui donnera la feuille de route sociale pour l'année à venir. 

Des menaces de boycott planent sur la rencontre. En effet, Manuel Valls a suscité la semaine dernière la colère des syndicats en annonçant le report partiel à 2016 du mécanisme de compensation de la pénibilité au travail, répondant ainsi au vœu du patronat, qui menaçait de boycotter la conférence.

Vers un boycott des syndicats

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé qu'il participerait à la réunion lundi avec François Hollande, car "débattre avec le président de la République est un acte républicain". Mais la direction de la CGT, réunie lundi matin, a décidé de ne pas participer aux sept tables rondes prévues mardi et à la conclusion de la conférence par le chef du gouvernement.

Le leader de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, est sur la même ligne. Il participera à la rencontre avec le président Hollande, mais a décidé de boycotter la seconde journée de la conférence sociale mardi. Lundi matin, dans une interview au Figaro, le secrétaire général de FO a accusé le Premier ministre d'avoir du "mépris pour les syndicats".

Par ailleurs, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui soutenait jusqu'ici les réformes entreprises par le gouvernement, a pour sa part réaffirmé lundi matin qu'il n'avait "pas du tout apprécié" le report partiel du compte pénibilité. Mais il a assuré que la politique de la chaise vide n'était pas du tout dans la tradition de son organisation et a confirmé sa participation à l'ensemble de la conférence.


 

 

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