Conférence sociale : la CGT appelle à la mobilisation

(Radio France)

Après deux jours de conférence sociale au Palais d'Iéna à Paris, c'est l'heure des bilans. Les syndicats et notamment la CGT sont mécontents. D'après Thierry Lepaon, son secrétaire général, "les deux préoccupations principales des Français, l'emploi et les salaires, étaient absentes de la conférence sociale ". La CGT appelle donc à la mobilisation.

Place au bilan après la conférence sociale qui a duré deux
jours au Palais d'Iéna à Paris entre le gouvernement et les partenaires
sociaux. La CGT est méconte, son secrétaire général Thierry Lepaon appelle à la mobilisation
en septembre. Thierry Lepaon regrète un "manque d'annonces concrètes en
matière de salaires, du pouvoir d'achat et de droit à la retraite
".
Pour le nouveau numéro un de la CGT, "le gouvernement n'a pas du tout
abordé les deux préoccupations principales des Français à savoir l'emploi et
les salaires
".

La CGT n'est pas non plus convaincue sur le plan annoncé par
le gouvernement pour pourvoir les emplois vacants en France
. Pour Thierry
Lepaon c'est "une opération de communication ". La CGT trouve
léger de proposer un plan de formation pour "30.000 chômeurs alors
qu'on nous dit qu'il y a 300.000 postes disponibles
". Le secrétaire de
la CGT pense qu'en annonçant que 300.000 postes sont vacants, le gouvernement "veut
faire croire aux gens qu'il y a des emplois disponibles et que les chômeurs
préfèrent rester à la maison à toucher pour moitié leurs assedics et ça c'est inaccessible
".

Pour Thierry Lepaon plus qu'un problème de formation, il y a
un problème d'emplois en France, "avec 1.000 chômeurs de plus par jour,
on franchit un cap qui n'est plus admissible".
Le seul élément positif
salué par la CGT est la mise en place d'un "comité pour évaluer les
dépenses publiques
" pour voir si les 20 milliards de crédits d'impôt
compétitivité "servent véritablement à l'emploi et à la compétitivité
des entreprises
" et "si elles sont nécessaires ".

Tous les syndicats sont déçus

Comme la CGT, les autres organisations syndicales présentes
à la conférence sociale ce jeudi et ce vendredi sont déçus voire en colère. Le chef
de file de Force Ouvrière Jean-Claude Mailly a insisté sur l'inutilité de cette
"grand-messe ". La présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert
a évoqué "un rendez-vous manqué. C'est une grosse déception (...) ce n'est
pas d'un coup de baguette magique qu'on va inverser la courbe du chômage
".
De son côté, le chef de file de la CFDT, Laurent Berger a fustigé le manque
"d'élan et d'effectivité " du plan gouvernemental sur l'emploi,
même s'il y a vu "des choses intéressantes ".

Le patronat plutôt satisfait

Au Medef, Laurence Parisot évoque une conférence "très
utile", mais la patronne des patrons est très critique sur le dossier des
retraites. Pour Laurence Parisot il faut un report de l'âge légal de départ à
la retraite et un allongement de la durée de cotisation. Le Medef reproche également
au gouvernement de ne pas oser un rapprochement public-privé.

 

 

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