Renault : sans accord, des sites risquent de fermer

(Maxppp)

La direction et les syndicats de Renault sont en plein bras-de-fer autour des négociations sur l'accord compétitivité. Sans accord, les dirigeants de Renault envisagent toutes les solutions... y compris la fermeture d'usines.

Le bras-de-fer engagé entre la direction et les syndicats de
Renault ne fait visiblement que commencer. La nouveauté du jour dans les
négociations sur les accords de compétitivité, c'est un document écrit, que
détient l'AFP, dans lequel la direction explique qu'en l'absence de signature, la
fermeture de certains sites sera  "inéluctable ".

Dans ce texte, remis hier mardi aux syndicats, il est également question des
propositions de la direction au sujet de cet accord et qu'"à défaut,
l'engagement de ne pas fermer de sites ne pourrait être tenu et des fermetures
de sites seraient inéluctables
".

Dans le chapitre "Enjeux d'un accord", il est
indiqué que l'engagement de ne pas faire de Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE)
est impossible à tenir.

Dans la journée d'hier, au terme de la réunion entre la
direction de Renault et les syndicats, alors que ces derniers affirmaient qu'on
les menaçait de fermer deux sites si l'accord n'était pas signer, à la tête de
Renault, on démentait cette information
.

La réaction d'Arnaud Montebourg ne s'est pas fait attendre.
Le ministre du Redressement productif a prévenu que ces accords ne devaient pas
se dérouler sous la pression d'un chantage."Tous les moyens ne sont pas
bons pour négocier
" a assuré le ministre du redressement productif.

 

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