Réforme de l'Unédic : que veulent les candidats ?

La question des contrats de travail de courte durée, sur laquelle a achoppé la négociation en 2016, reste en tête des priorités des syndicats et promet d\'être encore un point dur.
La question des contrats de travail de courte durée, sur laquelle a achoppé la négociation en 2016, reste en tête des priorités des syndicats et promet d'être encore un point dur. (MaxPPP)

Syndicats et patronat se retrouvent mercredi pour décider de la réouverture des négociations sur les règles de l'assurance-chômage. S'ils ne s'accordent pas, c'est le prochain président de la République qui décidera de l'avenir de l'Unédic. Et pour l'instant, les avis sont loin de converger.

Le Medef a donné son feu vert avant hier, les syndicats se prononceront en fin d'après-midi : les partenaires sociaix se retrouvent mercredi 15 février pour décider de la réouverture des négociations sur les règles de l'assurance-chômage.

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L'enjeu est de taille : si les deux parties n'arrivent pas à se mettre d'accord d'ici l'élection présidentielle dans deux mois, c'est le prochain président de la République qui décidera de l'avenir de l'Unedic. Et sur la question, les candidats sont loins de s'entendre.

Macron : la solution radicale

Le candidat d'En Marche ! avance la solution la plus radicale : pour résorber la dette de trente milliards d'euros de l'Unedic, il veut en confier la gestion à l'Etat. Un coup dur pour les syndicats et le patronat qui pilotent le régime depuis presque soixante ans. Cette assurance chômage nouvelle version profiterait à tous les actifs, y compris les indépendants qui aujourd'hui ne touchent pas le chômage. Elle pénaliserait aussi les entreprises qui abusent des contrats courts.

Fillon : la solution paritaire

François Fillon, lui, maintient la gestion paritaire de l'Assurance chômage, mais exige en retour des mesures drastiques pour assainir les comptes : dégressivité des allocations chômage, qui seraient aussi plafonnées à 75% du salaire net, et sanctions accrues contre les chômeurs qui recherchent insuffisament un emploi.

Hamon et Mélenchon : la solution identique

Benoît Hamon souhaite garder le système en l'état. Jean-Luc Mélenchon aussi. À la différence près que le candidat de la France insoumise l'étend aux indépendants et aux salariés qui démissionnent.

Le Pen : la solution sans solution

Quant à Marine Le Pen, mystère : son programme ne mentionne tout simplement pas l'assurance chômage.

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